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Publié par Doyenné Pau-Périphérie

35/ Entre exigence et ouverture

 

Pouvait-on éviter que le synode romain sur la famille qui vient de se terminer suscite des réactions divergentes, comme ce fut le cas pour la réception et l'interprétation du Concile Vatican II ? Assurément non. Le rapport remis au pape François semble osciller entre le rappel de la doctrine immuable de l'Eglise sur le sacrement de mariage et des ouvertures qui, pour aussi mesurées qu'elles soient, n'en constituent pas moins un changement de langage et d'approche sur des situations familiales ou personnelles difficiles.

On ne peut nier que c'est d'abord par le grand angle que les deux assemblées successives du synode ont abordé la question de l'importance, du rôle et de la signification de la famille dans nos sociétés, avant de traiter nécessairement des aspects plus délicats que sont les ruptures vécues dans les familles ou la situation des divorcés remariés. Si les débats les plus vifs ou les oppositions les plus nettes se sont concentrés sur ce point, comment ne pas rappeler que l'attitude prioritaire de l'Eglise, en référence à l'Evangile, est une attitude d'écoute, de compréhension et d'accueil. En un mot une attitude spirituelle  et pastorale d'accompagnement et d'amour. Un amour qui, tout en étant exigeant, n'enferme pas les personnes dans des logiques légalistes ou administratives.   

Je pense à plusieurs paroles incontournables de Jésus. A la femme adultère :  "Moi non plus je ne te condamne pas, va et ne pèche plus" (Jn 8,11); à la veille de sa passion : "Je ne suis pas venu juger le monde, je suis venu sauver le monde" (Jn 12,47); à des pharisiens lui reprochant de manger avec des pécheurs : "Ce ne sont pas les bien-portants qui ont besoin de médecin mais les malades; je ne suis pas venu appeler les justes mais les pécheurs"(Mc 2,17).

Comprenne qui pourra, mais si le synode permet de nous remettre en phase avec ces paroles de Jésus, ce ne peut être que bénéfique pour tous ceux et celles qui sont membres, à divers titres, de la communauté ecclésiale.

Le pape François disait en concluant le synode : "Le premier devoir de l'Eglise n'est pas de distribuer des condamnations ou des anathèmes mais il est celui de proclamer la miséricorde de Dieu". 

 

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