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Publié par Doyenné Pau-Périphérie

36/ Imprévisibles drames

 

Ils se succèdent malheureusement avec trop d'intensité et de multiples façons, à notre porte où dans le monde. Accidents, tragédies humanitaires, séismes, ils sont la plupart du temps imprévisibles. Nous pensons bien sûr tout récemment à l'accident de car de Puisseguin  et au crash de l'avion russe dans le Sinaï mais aussi à tous ces jeunes victimes de la route ou de violences meurtrières.

Les drames n'ont pas de frontières. La mort frappe partout et, quelles qu'en soient les causes, le grand voile noir se tend d'un seul coup, anéantissant toutes les raisons que nous avions, quelques instants avant, de résister à l'épreuve et de croire encore et encore à demain.

Quelqu'un me disait que la terre était une immense plaie devant laquelle nous mesurions notre fragilité, et je pensais à ces lignes de Prévert: «Il y a de grandes flaques de sang sur le monde; où s'en va-t-il, tout ce sang répandu? Est-ce la terre qui le boit et qui se saoule? Le sang coule, la terre tourne, la terre n'arrête pas de tourner, le sang n'arrête pas de couler...»

Mais devant ce qui peut sembler souvent inéluctable, nous ne sommes pas résignés. Le combat devient géant entre la détresse que produisent toutes les formes de la mort et notre volonté de vivre et de garder l'espoir. Jamais la solidarité n'a été aussi grande devant les malheurs accumulés ou ces terribles souffrances qui nous font ressentir un sentiment d'impuissance ou nous résoudre à la fatalité.

Est-ce parce que nous nous sentons strictement égaux devant les risques constamment encourus ? Est-ce parce que devant les épreuves les plus dures notre coeur peut livrer toutes ses ressources d'amour et de compassion ?

Soudain la mort... Mais tout autour, ce sont aussi d'innombrables signes de vie, des gestes inattendus, des paroles venues du tréfonds de nous-mêmes pour venir en aide à tous ceux qui sont brisés par la douleur, maintenir la confiance, reconstruire et redresser ce qui s'effondre. Comme s'il était impensable que la mort aie le dernier mot.

Le message que nous laissent ceux et celles qui nous quittent brutalement est un appel à ne jamais capituler. C'est le plus bel hommage que nous pourrons leur rendre.

 

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