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Publié par Doyenné Pau-Périphérie

Joyeuses fêtes de Noël 2015 !

 "Le Noël de Jésus est la manifestation de Dieu qui s'est "rangé" une fois pour toutes du côté de l'homme pour nous sauver.

L'Enfant de Bethléem nous apporte une énergie spirituelle qui nous aide à ne pas sombrer dans nos difficultés, nos désespoirs, nos tristesses.

La naissance de Jésus nous apporte la belle nouvelle que nous sommes intensément aimés et particulièrement de Dieu, et cet amour, il nous le fait non seulement connaître mais il nous le donne, il nous le communique ! "

Pape François 

 

Horaire des messes de Noël dans le doyenné Pau-Périphérie

 

Message de Noël de Mgr Aillet

 

Pourquoi aller à la messe de Noël ?

Noël nous réserve une surprise : Dieu se fait petit enfant pour que nous puissions l’aimer. Et si la messe de Noël était l’occasion d’accueillir ce don ?

Tu apprécies les surprises ? Pas les simples cadeaux que l’on attend déjà, non ! les “vraies” surprises? Le christianisme est la foi qui naît d’une Surprise et vit de la surprise. Dans chaque messe il existe un don inimaginable et y participer signifie l’accueillir, devenir chaque jour un peu plus des hommes et des femmes de surprise, capables de donner à leur tour quelque chose d’essentiel et d’extraordinaire aux autres.

Dieu, cette surprise

A Pâques la Surprise est la victoire sur la mort, la découverte que non seulement Dieu est dans nos vies mais qu’il a ouvert pour nous le passage à travers la mort, pour entrer dans une vie éternelle, une vie de pleine communion avec Lui et avec les frères, le Paradis.

Mais… à Noël ? Quel don si précieux se cache-t-il dans la nuit que saint François définissait « la fête des fêtes » et qu’il célébrait avec « une prévenance indicible » (2 Celano, 199 : Sources Franciscaines, 787). Avec une profonde dévotion, il embrassait les images du petit enfant et balbutiait des paroles de tendresse à la manière des enfants, nous raconte Thomas de Celano.

La surprise indicible, accueillie par Marie et Joseph les premiers, puis par les bergers, puis par les Mages, est que Dieu, le Tout-Puissant, le Seigneur du ciel et de la terre a voulu se faire si proche de nous, de nous tous en devenant un enfant, un petit nouveau-né qui a besoin de tout – Lui qui n’a besoin de rien – surtout d’une étreinte d’amour.

“Le fait que Dieu se fasse petit enfant, afin que nous puissions l’aimer, afin que nous osions l’aimer, et que, comme un petit enfant, il se mette avec confiance entre nos mains, nous émeut toujours de nouveau. Il dit presque : je sais que ma splendeur t’effraie, que devant ma grandeur tu cherches à t’affirmer toi-même. Eh bien, je viens donc à toi comme un petit enfant, pour que tu puisses m’accueillir et m’aimer.” (Benoit XVI, Messe de minuit, 24 décembre 2012).

Jésus se fait proche de nous

La parole confiée aux Patriarches et aux Prophètes dans l’histoire n’était pas suffisante à ses yeux, il devait venir encore plus près de nous, entrer dans le temps, Lui qui est au-dessus de tout temps. Devenir enfant afin que depuis cette nuit de Bethléem chacun de nous puisse l’étreindre, l’accueillir, l’aimer à la façon dont une maman et un papa aiment leur enfant nouveau-né, avec le même regard, avec le même étonnement, avec la même joie.

Mais dans cette messe de Noël, et même, dans toute messe, le mystère révélé d’un Dieu qui se fait petit enfant atteint des horizons encore plus incroyables : Il devient par amour encore plus petit, aussi petit qu’un morceau de pain, il devient le Pain. Si nous accueillons ce Pain, s’il devient ainsi le nôtre au point de nourrir notre vie, nous découvrons – encore une surprise ! – qu’indépendamment de l’âge, malgré nos péchés, nous aussi sommes comme des enfants, qu’Il choisit et étreint, afin que nous grandissions et que nous devenions chaque jour un peu plus «fils» de Dieu.

P. Pietro Biaggi, 

Service National de la Catéchèse et du Catéchuménat

 

 Noël, un "surcroît d'amour".

Les grandes célébrations qui jalonnent l'année liturgique nous conduisent souvent à redire les mêmes choses, à reprendre les mêmes mots. Il y a cependant dans chacune de ces célébrations un souffle nouveau qui provient du Dieu que nous célébrons et non de la qualité de nos préparations. Noël, au-delà des veillées, des crèches ou des multiples décorations qui illuminent nos cités et nos maisons, c'est avant tout la reconnaissance de la venue permanente et de la présence du Dieu créateur dans l'histoire actuelle et dans nos existences.

Car l'enfant Jésus de Bethléem est bien Dieu parmi nous - c'est le sens du terme "Emmanuel" - non seulement à un moment précis de l'histoire 

mais aussi dans les temps que nous vivons où le message de Noël est indissociable de l'Evangile, des paroles et des actes de Jésus, Messie, Fils de Dieu et source constamment jaillissante d'amour, de justice, de paix et de miséricorde pour notre monde.

Célébrer Noël  doit nous conduire à un sérieux examen de conscience pour savoir si notre vie de croyants et de chrétiens correspond aux paroles que nous dirons ou aux vœux que nous formulerons dans la tracée lumineuse de la Nativité. Dans un environnement marqué par tant de violences et de permanence du mal, pouvons-nous, à l'image de l'enfant Dieu ou du crucifié du Golgotha et comme le dit le philosophe Martin Steffens, "être assez désarmés pour voir comment le mal fait mal et ce que cela requiert de surcroît d'amour"?

Si notre vie n'échappe pas aux contradictions, il est toujours temps - c'est la leçon de Noël - de retrouver la voie ouverte par Jésus et sur laquelle, comme nous l'ont rappelé les accents prophétiques de l'Avent, une conversion et un changement sont nécessaires  pour que nos paroles et nos comportements soient crédibles et que la confiance formulée par nos vœux ne soit pas un vain mot. Dieu, par la naissance de Jésus, son enseignement, sa vie, sa mort et sa résurrection, donne à l'amour son indestructible et décisif contenu.

Aimer, comme Dieu nous aime, ce n'est pas seulement faire mémoire d'un événement qui a bouleversé l'histoire du monde mais faire de nous des témoins effectifs de cet amour, partout et là où nous sommes. 

Mgr André Dupleix

"Mawlid et Noël 2015 :

Fêtons ce qui nous unit sans ignorer ce qui nous différencie

C’est en effet la première fois depuis 457 années que ces fêtes de Mawlid – ou Mouloud – et de Noël seront célébrées au même moment. Il faut en effet remonter à l’année 1558 pour trouver une configuration comparable (c’était le 12 Rabiaa Al-Awal de l’an 966 de l’Hégire), alors qu’en 1852, le Mawlid coïncidait avec le 25 (c’était l’an 1269 de l’Hégire).

Pour tous, il ne s’agit pas de verser dans un quelconque syncrétisme, en comparant Jésus et Mohammed. Nous sommes conscients de ce qui nous unit et de ce qui nous différencie. Mais cette simultanéité des fêtes est une très belle opportunité de rencontres et d’échanges. Elle offre la possibilité de se dire que nous sommes heureux d’être ensemble, croyants, dans une même attitude spirituelle et humaine où, d’une part, nous nous tournons vers Dieu dans la prière et, d’autre part, nous vivons des temps de fraternité et d’amitié, en famille et avec nos proches voisins et amis.

Heureux sommes-nous donc de pouvoir nous accueillir mutuellement entre chrétiens et musulmans en cette période de Noël !

Heureux sommes-nous de pouvoir exprimer en cette fin d’année, par la parole, par un vœu, par des gâteaux offerts, le respect et la reconnaissance mutuels des deux traditions religieuses.

Heureux sommes-nous de pouvoir donner à nos contemporains un signal majeur sur le « vivre ensemble » en cette époque où, au nom de la religion et de Dieu, certains prêchent la haine ou commettent des attentats.

Profitons aussi de ce moment, pour nous chrétiens, de découvrir la place donnée à Jésus et Marie dans le Coran ! Une sourate entière – la sourate 19 Maryam – est dédiée à la Vierge Marie. Nous y lisons au verset 16 : « Mentionne dans le Livre (le Coran), Marie, quand elle se retira de sa famille dans un lieu vers l’Orient ». Et le verset 21 parle de son fils : « Nous ferons de lui un signe pour les gens, et une miséricorde de notre part. C’est une affaire déjà décidée ».

Oui ! En 2015, Jésus le Sauveur est bien signe, grâce et miséricorde pour tous les hommes ! Il est le Prince de la Paix !

 

Père Vincent Feroldi

Directeur du Service National pour les Relations avec les Musulmans (SNRM)

 

Noël 2015

Joyeuses fêtes de Noël 2015 !