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Publié par Doyenné Pau-Périphérie

Prières autour de la Miséricorde

« Comme les Rois mages en Galilée, suivaient de loin l’étoile du berger … » Nous voici déjà presque à Noël : fête des enfants, fête d’un Enfant ! Les familles se retrouvent, et passent souvent d’agréables moments durant ces fêtes de fin d’année. Hélas, c’est aussi dans les familles que se vivent les pires drames, les divisions, les conflits et les déchirements les plus douloureux. Comment être heureux pleinement quand une partie de nos proches nous tournent le dos, ou quand manquent autour de la table certains membres de la famille ?

L’année de la Miséricorde que le pape François a souhaité, du 8 décembre jusqu’en novembre 2016 est une initiative qui a pour ambition de révéler à tous les hommes que le pardon est le chemin le plus beau pour aller à Dieu : découvrir un Dieu miséricordieux, un Dieu qui aime un Dieu qui nous ouvre grands ses bras : voilà l’enjeu !

Face à tant de rancœurs, de haines, de blessures intimes, la joie que Noël apporte aux hommes, c’est la Promesse qu’un Enfant, né parmi les pauvres vient nous révéler un Dieu qui se fait proche, un Dieu qui nous aime et nous invite à lui ressembler dans l’exigeant et rude chemin du Pardon. Que ces fêtes de Noël et que l’année de la Miséricorde conjuguent dans nos vies joie familiale et désir de Miséricorde qui dilateront nos cœurs !

Xavier Cormary, prêtre

Prier la miséricorde au caté

Il peut-être nécessaire d'expliquer préalablement aux enfants ce que veut dire le mot "miséricorde".

Ce mot vient du latin s'est formé à partir de deux mots : "miseria" et "cor" (cœur). Dieu fait miséricorde aux hommes : il ouvre son cœur à toutes nos misères. La miséricorde de Dieu, c’est son amour qui le pousse à être attentif, à consoler, à guérir, à pardonner aux hommes. Il invite les hommes à faire la même chose.

Pour les enfants

Seigneur,
Aide-moi à être attentif à tous ceux que j’aime.
Ouvre mon cœur à tous ceux que je n’aime pas assez.
Donne-moi un regard qui ne juge pas mes copains.

Aide-moi à pardonner
Ouvre mes mains pour que je sache donner,
Fais que je sache rassurer ceux qui sont inquiets. 

 

Pour les catéchistes

« Ces hommes qui ne possèdent rien, qui sont étrangers, sans pouvoir, ces pécheurs, ces hommes qui suivent Jésus vivent maintenant avec lui aussi dans le renoncement à leur propre dignité, car ils sont miséricordieux. Ils n’ont pas assez de leur propre misère, de leur propre indigence, mais ils se rendent participants de la misère des autres, de leur petitesse, de leur culpabilité. Ils ont un amour irrésistible pour les petits, les malades, les misérables, les humiliés et ceux à qui on a fait violence, ceux qui souffrent de l’injustice et qu’on exclut, pour tous ceux qui se tourmentent et qui sont inquiets (…). Ils ne connaissent qu’une dignité et qu’un honneur : la miséricorde de leur Seigneur qui, seule, les fait vivre.»

Dietrich Bonhoeffer (1906-1945) -Vivre en disciple.

Le prix de la grâce,Labor et fides, 2009

Prière du Pape François à l’occasion du jubilé de la Miséricorde

Seigneur Jésus-Christ,
toi qui nous a appris à être miséricordieux comme le Père céleste,
et nous a dit que te voir, c’est Le voir.
Montre-nous ton visage, et nous serons sauvés.

Ton regard rempli d’amour a libéré Zachée et Matthieu de l’esclavage de l’argent,
la femme adultère et Madeleine de la quête du bonheur à travers les seules créatures ;
tu as fais pleurer Pierre après son reniement,
et promis le paradis au larron repenti.

Fais que chacun de nous écoute cette parole dite à la Samaritaine comme s’adressant à nous :
Si tu savais le don de Dieu !
Tu es le visage visible du Père invisible,
du Dieu qui manifesta sa toute-puissance par le pardon et la miséricorde :
fais que l’Eglise soit, dans le monde, ton visage visible, toi son Seigneur ressuscité dans la gloire.

Tu as voulu que tes serviteurs soient eux aussi habillés de faiblesse
pour ressentir une vraie compassion à l’égard de ceux qui sont dans l’ignorance et l’erreur :
fais que quiconque s’adresse à l’un d’eux se sente attendu, aimé, et pardonné par Dieu.

Envoie ton Esprit et consacre-nous tous de son onction
pour que le Jubilé de la Miséricorde soit une année de grâce du Seigneur,
et qu’avec un enthousiasme renouvelé, ton Eglise annonce aux pauvres la bonne nouvelle
aux prisonniers et aux opprimés la liberté,
et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue.

Nous te le demandons par Marie, Mère de la Miséricorde,
à toi qui vis et règnes avec le Père et le Saint Esprit, pour les siècles des siècles.
Amen.

Prière à la Miséricorde Divine

Dieu, Père miséricordieux,
qui as révélé Ton amour
dans ton Fils Jésus-Christ,
et l’as répandu sur nous
dans l’Esprit Saint Consolateur,
nous Te confions aujourd’hui
le destin du monde
et de chaque homme.
Penche-toi sur nos péchés,
guéris notre faiblesse,
vaincs tout mal,
fais que tous les habitants de la terre
fassent l’expérience de ta miséricorde,
afin qu’en Toi, Dieu Un et Trine,
ils trouvent toujours la source de l’espérance.
Père éternel,
pour la douloureuse Passion
et la Résurrection de ton Fils,
accorde-nous ta miséricorde,
ainsi qu’au monde entier !
Amen.

Saint Jean Paul II – 17 août 2002

Je suis ton enfant prodigue

Enfant prodigue, fils ingrat, j’ai rompu la relation avec Toi, mon Père.
J’ai voulu faire ma vie tout seul !
Inventer mon bonheur loin de Toi !
Je n’avais pas compris la gratuité de Ton Amour qui était ma maison, ma richesse et ma vie.
J’ai voulu prendre l’héritage, tout de suite, pour moi tout seul.
J’ai raflé tes dons comme un dû, aveugle et inconscient que j’étais.
Tu ne m’as rien dit, Seigneur.
Tu m’as laissé partir vers le pays lointain de mon rêve, où j’ai gaspillé tous tes biens.
Cette parcelle de vie, cette parcelle d’Amour, je les ai dilapidées égoïstement, goulûment, bêtement.
Et, quand j’ai eu tout dépensé, une grande famine est survenue dans mon cœur.
Le pêché est le pays de la faim et de l’ennui, du dégoût et de la privation.
Déçu, inassouvi, j’ai refermé les mains sur du vide.
Je suis rentré en moi-même, j’ai eu soif d’autre chose, je me suis souvenu de ta maison, j’ai décidé de me lever et de revenir.
Tu m’aperçois de loin ;
Tu m’attends depuis si longtemps au carrefour de mes chemins !
Tu cours vers moi.
Tu m’enfouis dans tes larges épaules.
Tu es plus ému que moi.
Tu ne me poses aucune question sur mon passé.
Tu sais.
Tu sais que ton enfant a mal.
Tu sais quelle amère expérience je viens de faire.
Tu me donnes un habit neuf, des sandales neuves.
Tu ajoutes simplement un couvert à la table familiale.
Tu dis mangeons, faisons la fête mon enfant est revenu !
Merci, mon Père, ma Maison, mon Amour, ma Vie.
Je n’oublierai jamais que Tu n’as pas voulu l’humiliation de ton fils
car tu veux qu’il vive !

Dieu de tendresse, Dieu de miséricorde

Tu as posé sur moi Ta main avec tendresse,
et serrée sur ton Coeur, j’ai reçu tes largesses.

Dieu de tendresse, Dieu de miséricorde,
Dieu de fidélité, Dieu d’Amour !

Tu as pris dans Ta main mon mal et ma détresse,
et je me suis levée, j’ai dansé d’allégresse.

Dieu de tendresse, Dieu de miséricorde,
Dieu de fidélité, Dieu d’Amour !

Tu as trouvé Ta joie au fond de ma faiblesse,
et tu as mis en moi Ta force et ta richesse.

Dieu de tendresse, Dieu de miséricorde,
Dieu de fidélité, Dieu d’Amour !

(Soeur Marie-Colette Guédon)

Moi, Témoin de la Miséricorde,

Je désire me transformer tout entier en Ta miséricorde et être ainsi un vivant reflet de Toi, ô Seigneur ; que le plus grand des attributs divins, Ton insondable miséricorde, passe par mon âme et mon coeur sur le prochain.

Aide-moi, Seigneur, pour que mes yeux soient miséricordieux, pour que je ne soupçonne jamais ni ne juge d’après les apparences extérieures, mais que je discerne la beauté dans l’âme de mon prochain et que je lui vienne en aide.
Aide-moi, Seigneur, pour que mon oreille soit miséricordieuse, afin que je me penche sur les besoins de mon prochain et ne reste pas indifférent à ses douleurs ni à ses plaintes.

Aide-moi, Seigneur, pour que ma langue soit miséricordieuse, afin que je ne dise jamais de mal de mon prochain, mais que j’aie pour chacun un mot de consolation et de pardon.

Aide-moi Seigneur, pour que mes mains soient miséricordieuses et remplies de bonnes actions, afin que je sache faire du bien à mon prochain et prendre sur moi les tâches les plus lourdes et les plus déplaisantes.

Aide-moi, Seigneur, pour que mes pieds soient miséricordieux, pour me hâter au secours de mon prochain, en dominant ma propre fatigue et ma lassitude. Mon véritable repos est de rendre service à mon prochain.

Aide-moi, Seigneur, pour que mon coeur soit miséricordieux, afin que je ressente toutes les souffrances de mon prochain. Je ne refuserai mon coeur à personne. Je fréquenterai sincèrement même ceux qui, je le sais, vont abuser de ma bonté, et moi, je m’enfermerai dans le Cœur très miséricordieux de Jésus. Je tairai mes propres souffrances. Que Ta miséricorde repose en moi, ô mon Seigneur.

C’est toi qui m’ordonnes de m’exercer aux trois degrés de la miséricorde ; le premier : l’acte miséricordieux - quel qu’il soit ; le second : la parole miséricordieuse - si je ne puis aider par l’action, j’aiderai par la parole ; le troisième- c’est la prière. Si je ne peux témoigner la miséricorde ni par l’action, ni par la parole, je le pourrai toujours par la prière. J’envoie ma prière même là où je ne puis aller physiquement.

Ô mon Jésus, transforme-moi en Toi, car Tu peux tout.


Sainte Faustine (PJ 163)

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