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Publié par Doyenné Pau-Périphérie

 

 Dans la Lettre au peuple de Dieu, le pape François définit le cléricalisme comme le mal principal qui affecte le fonctionnement de l’Église.

Alors qu’un un long chantier s’ouvre pour l’ensemble des baptisés, La Croix propose dix pistes de réflexion : de la place des prêtres au gouvernement de l’Église, en passant par la théologie du baptême.  

La révélation de terribles abus sexuels dans l’Église américaine, jusqu’à la mise en cause du cardinal Theodore Mc Carrick, venant après tant de scandales (Chili, Australie…) a conduit, le 20 août le pape François à poser un geste d’une portée symbolique inouïe : adresser une lettre à l’ensemble des catholiques du monde entier, 1,3 milliard de personnes.

Lettre du Pape François au Peuple de Dieu

 

Message des évêques du Conseil permanent adressé au peuple de Dieu qui est en France

Dans la suite du message du pape François adressé à tous les catholiques le 20 août dernier, les évêques réunis pour le premier Conseil Permanent de rentrée ce 12 septembre adressent un message au peuple de Dieu qui est en France.

 

Les dix pistes proposées par La Croix pour sortir du cléricalisme, après la publication par le pape François de « la lettre au peuple de Dieu » le 20 août, ont déjà fait réagir beaucoup d’entre vous. Grâce à ce questionnaire, La Croix veut poursuivre le dialogue : êtes-vous témoin d’initiatives allant dans le sens de l’une de ces pistes ? Avez-vous des propositions pour mettre en œuvre ces pistes ?

Pour accéder au questionnaire, veuillez cliquer sur la dernière image de la page

Dix pistes pour sortir du cléricalisme

1/Mettre les prêtres à leur juste place

En premier lieu, étymologiquement, le cléricalisme semble viser les prêtres. Le pape le définit comme une « manière déviante de concevoir l’autorité dans l’Église ». Elle concerne aussi bien le prêtre, dans la manière dont il se perçoit, que les laïcs, dans leur manière de se comporter avec lui... Lire l’article ici

2/ Mettre les laïcs à leur juste place

Des paroissiens présents depuis vingt ans dans les équipes d’animation pastorale dont ils empêchent le renouvellement, d’autres qui se posent en défenseurs d’un ordre établi sous prétexte qu’ils se sont vu confier une mission par le curé… Les exemples de cléricalisme laïc ne manquent pas... Lire l’article ici

3/ Rappeler l’égalité de tous devant le baptême

« L’appel à la plénitude de la vie chrétienne (…) s’adresse à tous ceux qui croient au Christ, quel que soit leur état ou leur rang », a affirmé le concile Vatican II (Lumen gentium V, 40). En ce sens, rappelle le théologien jésuite Christoph Theobald, enseignant au Centre Sèvres, « le baptême instaure un principe fondamental d’égalité entre tous les baptisés, et cela l’emporte sur tout le reste »... Lire l’article ici

4/ Assumer publiquement les fautes de l’Église

Tout catholique qui évoque publiquement les fautes de l’Église s’expose à deux types de réactions. Soit il se verra féliciter pour son courage et son souci de transparence, soit il se fera blâmer d’avoir « blessé » l’Église et alimenté les arguments de ses détracteurs. Y compris lorsqu’il s’agit de crimes.

Dans l’avion qui le ramenait d’Irlande, le pape n’a pas hésité à rappeler que le silence s’installait d’abord dans les familles concernées par les abus sexuels commis par des membres du clergé... Lire l’article ici

5/ Utiliser sa liberté de parole

« C’est une réalité encore terriblement ancrée : les laïcs s’écrasent devant leurs curés, n’osent pas leur faire part frontalement d’éventuels désaccords », regrette Monique Hébrard, journaliste et auteur de l’ouvrage Prêtres, enquête sur le clergé d’aujourd’hui (1). Comment expliquer que nombre de fidèles demeurent réfractaires à exercer cette liberté, pourtant inscrite dans le code du droit canonique, de pouvoir exprimer leur opinion au sein de l’Église ? Peur d’entrer en conflit, sentiment de ne pas faire intellectuellement le poids… Lire l’article ici

6/ Organiser des lieux de débat dans l’Église

Entre laïcs ou avec un prêtre, qui dit liberté de parole dit liberté d’exprimer des désaccords. Une liberté qui est même explicitée dans le code de droit canonique. Il y a quelques mois, La Croix s’était interrogée sur la possibilité de débattre dans l’Église (La Croix du 31 janvier). Et avait constaté l’absence d’une culture de débat entre catholiques, et l’inexistence de lieux dédiés à cet exercice... Lire l’article ici

7/ Gouverner les diocèses de manière plus collégiale

Le 17 octobre 2015, dans son discours au Synode des évêques, dans lequel il rappelait que la synodalité est une « dimension constitutive de l’Église », le pape François soulignait que son « premier niveau d’exercice (…) se réalise dans les Églises particulières », c’est-à-dire les diocèses où, justement, le gouvernement des évêques apparaît souvent très personnel... Lire l’article ici

8/ Donner des responsabilités aux laïcs

Dans cette lutte contre le cléricalisme, les laïcs ont une place à prendre : aussi bien symboliquement, qu’en accédant à de hautes responsabilités. Mgr Jérôme Beau, évêque nommé de Bourges et président de la Commission épiscopale pour les ministres ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale (Cemoleme) confirme qu’il va falloir rapidement se poser la question de « ce qui constitue la vocation du laïc »... Lire l’article ici

9/ Associer plus de femmes à la formation des prêtres

« La familiarisation avec la réalité féminine, si présente dans les paroisses et dans d’autres milieux ecclésiaux, s’avère essentielle pour la formation humaine et spirituelle des séminaristes et devra toujours être considérée positivement », peut-on lire dans la nouvelle Ratio fundamentalis institutionis sacerdotalis (2016) de la Congrégation pour le clergé.

Ces propos font suite aux recommandations du rapport final (2015) du Synode sur la famille, qui invitaient à « valoriser davantage » la participation féminine à la formation des futurs prêtres. C’est pourtant loin d’être le cas... Lire l’article ici

10/ Placer des femmes à des fonctions d’autorité

« Les femmes dans l’Église doivent être estimées à leur valeur et pas cléricalisées », affirmait le pape François dès décembre 2013, rejetant l’idée de cardinales. D’une certaine manière, cléricaliser les femmes reviendrait en effet à perpétuer le modèle clérical.

« Leur place dans l’Église, les femmes doivent l’avoir en tant que femmes », insiste l’historienne féministe Lucetta Scaraffia, responsable du supplément « Femmes Église Monde » de L’Osservatore romano qui dit ne pas croire aux femmes prêtres. Pas plus qu’aux diaconesses, sujet que le pape François a confié à une commission dont les travaux semblent perdus dans les sables de l’inertie vaticane…Lire l’article ici

 

Sortir du cléricalisme : et vous, que proposez-vous ?

En réaction à la publication par le pape François de « la lettre au peuple de Dieu », La Croix vous a proposé un dossier de dix pistes de réflexion pour sortir l’Église du cléricalisme.

La rédaction veut aujourd’hui poursuivre le dialogue avec vous : à votre tour, en lien avec ces dix pistes, d’exposer les initiatives de votre communauté chrétienne, et vos propositions.

 

Accès au questionnaire, en cliquant sur la photo ci-dessous

 

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