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Publié par Doyenné Pau-Périphérie

Les obsèques de Michael Lonsdale diffusées sur KTO le 1er octobre

Les obsèques de l’acteur Michael Lonsdale, mort lundi 21 septembre,

seront célébrées jeudi 1er octobre à 10h à Paris, et retransmises en direct sur la chaîne KTO.

Retour sur le dernier A Dieu

À l’enterrement de Michael Lonsdale, sa grande famille réunie

Le doyenné Pau-Périphérie

Mort lundi 21 septembre à 89 ans, l’acteur franco-britannique Michael Lonsdale sera enterré jeudi 1er octobre. Ses obsèques auront lieu à 10 heures en l’église Saint-Roch. Cet édifice à la nef immense, au cœur du premier arrondissement de Paris, est dédié aux artistes.

C’est d’ailleurs le père Luc Reydel, celui qui est leur aumônier à Saint-Roch depuis septembre 2017, qui prononcera l’homélie. Ce féru de théâtre s’était fait connaître du grand public en organisant plusieurs veillées de prière à l’intention de Johnny Halliday, en décembre 2017, en cette même église Saint-Roch.

Inhumé dans l’intimité

Présidée par Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, la cérémonie d’obsèques de Michael Lonsdale sera retransmise en direct sur la chaîne catholique KTO. Puis, indique son entourage, l’acteur sera inhumé dans la stricte intimité familiale.

Baptisé à 22 ans, ce comédien des avant-gardes comme des productions populaires n’a jamais caché sa foi. Marqué notamment par la figure de Sainte Thérèse de Lisieux, il a écrit nombre de livres de prière et de méditation. Il a aussi incarné, en 2010, frère Luc du monastère de Tibhirine dans le film de Xavier Beauvois Des hommes et des dieux.

La Croix, le 25 septembre 2020

Le doyenné Pau-Périphérie

Le doyenné Pau-Périphérie

Michael Lonsdale s’en est allé !
Hier, j’ai eu la grâce de lui donner le sacrement des malades, un vrai réconfort dans sa souffrance. Il en était vraiment heureux !

Cardinal Barbarin

Il y avait dans sa voix le grondement des ténèbres et dans son regard la beauté de l'Eternité. Reposez en paix monsieur Lonsdale.

Anne-Dauphine Julliand

Le doyenné Pau-Périphérie

16h01 : "MICHAEL S'EN EST ALLÉ..."

C'est l'heure pile à laquelle Anné Facérias m'a appris par sms la nouvelle du décès de Michael Lonsdale. De mon ami Michael. Au même moment, je faisais mon signe de croix dans une église du Pas-de-Calais en compagnie d'un ami prêtre ; je ne crois pas aux signes du hasard. Je crois aux signes de la Croix. Ainsi Michael est retourné à la maison du Père le jour de la fête de saint Matthieu, le publicain converti par la douce foudre du regard de Jésus, une scène évangélique qu'a sublimement représentée Le Caravage dans un tableau saisissant d'incarnation et que l'on peut admirer à Rome dans l'église Saint-Louis-des-Français. Ce n'est pas un hasard, non, que Dieu ait rappelé à lui, en ce jour de la solennité d'un évangéliste, qui ne relate pas moins de dix paraboles sur le Royaume, un grand artiste, un grand converti de l'Esprit saint, un grand ami de la beauté et du genre humain.

Comme éditeur, j'aurai eu la grâce d'éditer deux de ses derniers livres chez Salvator, "Pèlerin à Tibhirine", le récit de son "saint voyage" en Algérie, et "C'est beau de prier", une anthologie des plus belles prières de saint Paul VI dont il en avait enregistré 6 sur cd (son dernier enregistrement public et édité). 

Que de grâces reçues en présence et avec Michael !

Celle d'avoir marché à ses côtés sur les pas des moines de Tibhirine en Algérie, en 2018 ; celle de l'avoir vu fleurir la tombe du bienheureux frère Luc qu'il avait magistralement interprété à l'écran dans le fameux film retraçant leur odyssée fraternelle, "Des hommes et des Dieux": un rôle qui lui avait valu de recevoir un césar ( et de recevoir enfin! la reconnaissance officielle qu'il méritait des professionnels du cinéma!). Il avait malicieusement placé son trophée dans l'entrée de son appartement !) ...

La grâce encore de l'avoir entendu déclamer le testament de Christian de Chergé dans le petit cimetière où reposent les 7 moines martyrs du dialogue et de l'amitié ; celle de l'avoir écouté durant des heures (même très tardives, car le temps n'avait pas de prise sur cet éternel grand enfant) me raconter ses souvenirs familiaux et ses émerveillements cinématographiques, en étant attablés ensemble au restaurant Le Vauban, face aux Invalides, où une table lui était réservée à l'année ;

La grâce, enfin, d'avoir été un de ses amis : "une grâce" : oui c'est ainsi qu'il parlait de ceux qui lui étaient chers. Et ils étaient nombreux les visages et les regards qui peuplaient son paysage intérieur !

Michael Lonsdale fut non seulement un immense comédien de renommée internationale, il fut un étonnant et authentique "homme spirituel" qui marchait, jouait, parlait, se taisait, contemplait sous l'emprise quasi constante de l'Esprit saint ; il aimait rappeler qu'il était né le jour de la Pentecôte. Son culte de l'Esprit saint lui fit faire des merveilles parmi les humains de son temps ; il excella à la scène comme à la ville, même quand, contre son gré, il devait jouer des rôles de méchants et qu'il lui arrivait, dans la vraie vie, de faire peur à des gens, bien malgré lui !

Michael était taillé d'une pièce. Amie de Marguerite Duras et de Thérèse de Lisieux, il demeure un témoin radical et authentique de ce que l'attachement passionné à l'Evangile peut susciter de foncièrement libre et créatif chez un homme dont la vie ne fut pas toujours un long fleuve tranquille.

Michael va manquer terriblement à celles et ceux qui ont eu la grâce de l'approcher. Bien sûr, sa voix au timbre unique, ne nous quittera pas grâce aux nombreux enregistrements qu'il nous laisse. Bien sûr son personnage est immortalisé dans des films non moins immortels. Mais surtout, Michael a déversé dans le coeur de ses amis un océan de bonté qu'ils n'ont pas fini de contempler et de méditer. Un océan de bonté qui, en cette heure âpre de la séparation, vient nous consoler de la perte immense que représente sa perte, et le fait ne plus pouvoir recevoir et accueillir un de ses clins d'oeil furtifs et amicaux, par lequel il nous rendait complice et témoin de sa joie intime et profonde de vivre et de croire.

Michel COOL, 21 septembre 2020

Une voix inimitable et inoubliable

Michel Cool

Le dernier enregistrement de Michael Lonsdale : C’est beau de prier - les prières de Saint Paul VI

Anthologie de Michel Cool ; enregistrement de Michael Lonsdale

Michael Lonsdale a enregistré le CD inclus dans ce livre, le 29 mai 2019, en la fête de saint Paul VI, dans le studio de la radio RCF, à Montrouge, dans les Hauts-de-Seine.

« La prière est une façon d'aimer. Il n'y a rien de plus beau que la prière. Le monde ne peut se sauver sans la prière. Prier est un devoir. Un besoin. Un réconfort. Une espérance. Une beauté. Prions !"

Saint Paul VI

Le doyenné Pau-Périphérie

Le doyenné Pau-Périphérie

C’est un visage qui disparaît, une voix qui s’éteint. Le comédien Michael Lonsdale est mort ce lundi 21 septembre à son domicile parisien à l’âge de 89 ans, a appris l’Obs auprès de sa compagne. Né à Paris en 1931, il a multiplié les rôles au théâtre et au cinéma, tournant entre autres avec Michel Deville, Gérard Oury, Jean-Pierre Mocky et François Truffaut. Les années 1970 marquent un tournant dans sa carrière avec deux grosses productions : le James Bond « Moonraker » et « Le nom de la rose » de Jean-Jacques Annaud.

En 2010, son interprétation du frère Luc dans le film de Xavier Beauvois « Des Hommes et des Dieux », qui retrace les derniers jours des moines de Tibhirine, lui vaut le César du meilleur second rôle masculin. Un rôle qui l’a particulièrement bouleversé : quelques années après le tournage du film, en 2018, il publie « Luc, mon frère «  un tête-à-tête posthume, fraternel et bouleversant avec frère Luc, celui dont il a brillamment interprété le rôle. « Il a fallu que sept moines soient assassinés pour que j’apprenne l’existence de frère Luc », confiera à cette occasion l’acteur avec émotion.

Une foi dont il ne s’est jamais caché

Catholique engagé, Michael Lonsdale s’est converti à l’âge de 22 ans. Depuis, il n’a jamais refusé de parler de Dieu. « Je ne suis plus le même, la foi m’a « retourné ». J’ai été un chrétien un peu « tiède », qui vivait égoïstement. La foi m’a appris le pardon et à supprimer le jugement », expliquait-il au JDD en 2011. « La religion est devenue la part essentielle de ma vie. Mais elle est intimement liée aux deux autres composantes de mon existence, le cinéma et la peinture. L’expression artistique est un don de Dieu » Quelques années plus tard, en 2016, il confiait au Parisien : « Dieu m’a sauvé du néant. Il m’a donné une raison de vivre ».

Aleteia

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Célèbre pour ses nombreux rôles au théâtre et au cinema, le comédien franco-britannique s'est éteint à Paris ce lundi 21 septembre. Il laisse derrière lui des rôles inoubliables comme celui de Frère Luc, l'un des moines de Tibhirine qui lui avait valu un César en 2011.

Le cinéma et le théâtre français ont perdu ce lundi une de leurs figures les plus attachantes. Michael Lonsdale s'est éteint ce 21 septembre à Paris, où il était né le 24 mai 1931. Né d'un père militaire dans l'armée anglaise, il passe ses premières années entre la France, l'Angleterre et le Maroc, où son père est mobilisé. À son retour à Paris, il se passionne pour le théâtre puis fait ses premiers pas au cinéma.

Michael Lonsdale aura tourné avec les plus grands réalisateurs : François Truffaut, Orson Welles, Steven Spielberg, Marguerite Duras, pour n'en citer que quelques-uns ... Ses talents de comédiens et sa voix inimitable font de lui un acteur particulièrement recherché, capable de jouer des rôles aussi différents que Hugo Drax, le méchant dans le James Bond Moonraker en 1979 ou un moine dans Le nom de la rose de Jean-Jacques Annaud en 1986.

Une fervente foi catholique

Baptisé à l'âge de 22 ans, Michael Lonsdale n'a jamais fait mystère de sa foi catholique. «J’essaie d’être un chrétien qui vit humblement la parole de Jésus» rappelait-il souvent, avec une voix douce. L'un de ses rôles les plus marquants fut celui de frère Luc Dochier, le moine trappiste médecin du monastère de Tibhirine dans Des hommes et des Dieux de Xavier Beauvois, qui lui a valu en 2011 le César du meilleur second rôle. Un rôle qui l'avait profondément ému comme il nous l'avait confié à l'occasion de la béatification des martyrs d'Algérie.

Michael Lonsdale aimait lire régulièrement les textes sacrés dans les églises ou sur des scènes plus profanes. En février 2019, il s'était rendu au Vatican où il avait salué le Pape François à l'issue de l'audience générale. Amoureux de tous les arts, le comédien était président honoraire de la Diaconie de la beauté, un mouvement qui permet aux artistes de renouer un dialogue fructueux avec l'Église, au travers de rencontres, événements et spectacles.

Vatican News

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Michael Lonsdale est mort lundi 21 septembre à l’âge de 89 ans. Acteur aux 130 films et comédien à la longue carrière, il a toujours témoigné d’une foi profonde.

Monstre sacré du cinéma, il était devenu une icône. Après une longue carrière, il reste la figure d’un sage ou d’un grand-père, à qui on peut se confier, tout comme il apparaît dans le film Des hommes et des dieux, quand une jeune Algérienne demande à Frère Luc ce qu’est aimer.

Michael Lonsdale est né à Paris de la rencontre de sa mère avec un officier britannique. Il a vécu une partie de son enfance au Maroc, pendant la guerre, avant de s’installer avec sa mère dans un appartement familial, face aux Invalides, où il vécut jusqu’à sa mort, ce lundi 21 septembre. François Truffaut y a tourné en son temps une scène de Baisers volés (1968). Entré en théâtre comme en religion, Lonsdale a joué des rôles d’une incroyable diversité. Après-guerre, le monde des arts est en ébullition : Lonsdale le timide fréquente Beckett, Marguerite Duras, Madeleine Renaud …

En suivant les cours de Tania Balachova, ce vrai timide dans un corps trop grand apprend le métier : « J’ai mis du temps, mais j’ai fini par libérer toute mon énergie jusqu’à casser une chaise ! J’en étais effrayé moi-même. » Dirigé au cinéma par les plus grands, on le retrouve aussi bien avec François Truffaut qu’avec Jean-Pierre Mocky, dans James Bond ou Le Mystère de la chambre jaune.

Une voix à nulle autre pareille

Les années passant, sa silhouette s’impose, le pas lent, la barbe fournie et les sourcils broussailleux, les cheveux balayés en arrière… Un regard, et une voix, à nulle autre pareille, grave et douce, jouant aussi bien des intonations que du silence. Plus de cent trente rôles au cinéma et une profonde vie intérieure, intime. Le théâtre est sa maison, l’Église, là où est son cœur. Baptisé à 22 ans, il n’a jamais caché sa foi, qui devient contagieuse à force de lectures et de méditations. « Vous ferez au public des confidences que vous ne ferez à personne d’autre », lui avait dit, très jeune, un père dominicain, qui avait perçu cette singularité du comédien. Sainte Thérèse de Lisieux et tant d’autres bouleversent l’artiste courtisé par le Tout-Paris.

Dans les années 1980, frappé par une série de décès, il plonge dans la dépression. C’est lors d’une célébration de la communauté de l’Emmanuel, dans sa paroisse Saint François-Xavier à Paris, qu’il reprend pied : « Cela m’est apparu très clairement : ce qui allait me sortir de mon chagrin, ce qui me rendrait le goût de vivre, était là. La vie fraternelle, la prière et la louange : Jésus venait à ma rencontre. J’étais fou de joie. »

L’émotion de Frère Luc

« Le métier de comédien est un travail de passeur : je dois m’efforcer de transmettre la beauté, je fais entendre les mots d’un autre », confiait-il encore. Au soir de sa vie, interpréter Frère Luc de Tibhirine dans le film de Xavier Beauvois fut une grande émotion. « Mais ni le film, ni l’existence édifiante de frère Luc ne doivent nous faire oublier que c’est le Christ le premier qui a donné sa vie pour nous. Jésus s’est laissé humilier, bafouer. Nous ne sommes que ses disciples. » Témoin du Christ et artiste à part entière, il a déclamé de grands textes, écrit nombre de livres de prière et de méditation, sans oublier une carrière de plasticien, peu connue, et qui lui tenait particulièrement à cœur : « La beauté est un des noms de Dieu », soufflait-il.

Si c’est un grand comédien qui s’en va, c’est aussi un accompagnateur, un accoucheur, qui ne savait pas refuser les multiples sollicitations qui engorgeaient son répondeur téléphonique, souvent saturé. Il inscrivait à l’occasion plusieurs rendez-vous sur une même page, au risque de faire faux bond, preuve d’une inépuisable générosité, qui se manifestait par une écoute bienveillante accordée aux plus grands comme aux passants de la rue.

De santé fragile, ce roc a tenu, jusqu’au bout. Lonsdale est mort à 89 ans. Et connaît aujourd’hui l’envers du décor : « J’aimerais partir en paix. Je voudrais mourir en Dieu. Ce qui fonde ma confiance face à la mort, c’est Jésus : mon ami m’a dit que la mort était vaincue, qu’elle n’avait pas le dernier mot. Pourquoi se soucier de ce qui est entre les mains de Dieu ? »

La Croix

Le doyenné Pau-Périphérie

La prière du cardinal Newman, lue par Michael Lonsdale

Conduis-moi, douce Lumière,

au milieu des ténèbres :

je t'en prie, conduis-moi.

La nuit est sombre, et je suis

loin de la maison :

je t'en prie, conduis-moi.

Veille sur mon chemin.

Je ne demande pas

à voir le but lointain :

un seul pas me suffit.

J'étais autre jadis,

et je ne priais pas

pour que tu me conduises.

J'aimais choisir et voir ma route.

Maintenant,

je t'en prie, conduis-moi.

J'aimais le jour brillant

et, malgré mes frayeurs,

l'orgueil me gouvernait.

Oublie les jours passés.

Ta puissance

pendant si longtemps m'a béni

que, j'en suis assuré,

elle me conduira

par landes et marais,

montagnes et torrents,

jusqu'au retour du jour.

Et demain souriront

les visages des anges

depuis longtemps aimés,

et que je ne vois plus.