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Publié par Doyenné Pau-Périphérie

 

Capture-copie-1Source : Croire

 

Genèse 22, 1…18
Psaume 115
Romains 8, 31-34

Marc 9, 2-10 

 

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Dimanche 1er mars

 

Nous sommes à un moment charnière de l’évangile de Marc : Jésus a terminé son ministère en Galilée et va commencer sa montée vers Jérusalem c’est-à-dire vers sa passion. 
« Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne » La montagne symbolise dans la Bible un lieu privilégié de rencontre avec Dieu. 
« Et il fut transfiguré devant eux. » Jésus apparaît dans sa gloire. 
« Elie leur apparut avec Moïse » On a coutume de dire que Moïse représente la loi et Elie les prophètes. En réalité Moïse était lui aussi un prophète, probablement le premier (Ex 4, 14, 15). Quoi qu’il en soit, Jésus est entouré de deux grandes figures de l’Ancien Testament. Tous deux ont rencontré Dieu en haut d’une montagne, mais Dieu s’est manifesté de manière bien différente. Pour Moïse, Dieu apparaît dans les coups de tonnerre et les éclairs (Ex 19, 16) : Dieu affirme sa puissance dans le don de la loi. Pour Elie, Dieu apparaît dans une brise légère (1 Roi 19, 12) : Dieu se dévoile comme un Dieu de douceur. Cela ne signifie pas que Dieu a une humeur changeante, mais que Dieu se révèle petit à petit à travers l’histoire. Plusieurs siècles séparent Moïse et Elie. Si Dieu s’était d’emblée révélé en chuchotant, pas plus fort que le souffle d’une brise légère, personne ne l’aurait entendu. Il a d’abord laissé éclater sa puissance, pour se révéler peu à peu doux et humble de coeur. 
« Rabbi, il est heureux que nous soyons ici ; dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse et une pour Elie. »Pierre exprime sa joie devant la gloire de Dieu, mais il ne sait pas que dans quelque temps, Jésus va être crucifié et qu’il doit redescendre et affronter la souffrance pour sauver son peuple.
« Survint une nuée qui les couvrit de son ombre. » La nuée est à la fois signe et voile de la Présence de Dieu. C’est la même nuée qui a accompagné le peuple hébreu pendant l’exode.
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Ecoutez-le. » On retrouve la Parole de Dieu entendue lors du baptême de Jésus (« C’est toi mon Fils bien-aimé, en toi j’ai mis tout mon amour » Mc 1,11), mais cette fois-ci, le Seigneur s’adresse aux disciples avec une consigne : « Ecoutez-le. » La voix du Père nous donne un commandement, c’est l’écoute. Déjà, c’est ainsi que débutent les commandements (Dt 6,4) : « Ecoute Israël », cette profession de foi que les juifs récitent tous les jours et que les apôtres connaissent par cœur.
« Jésus leur défendit de raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts » Jésus demande ensuite à ses apôtres le silence car les disciples ne sont pas encore prêts à comprendre : seule la résurrection éclairera son mystère. Quand ils verront Jésus souffrir et mourir, ils se souviendront de la vision glorieuse de Jésus. Ces deux images, la gloire et la souffrance, sont les deux faces du même amour de Dieu pour l’humanité. Par la transfiguration de son Fils, Dieu prépare ainsi les apôtres à la confiance dans tous les évènements douloureux qui vont suivre. 

 

Nous aussi nous sommes appelés à écouter. Pour cela, il faut déjà être en silence, se taire mais aussi faire taire tous les bavardages qui nous habitent. On n’écoute pas Jésus avec les oreilles mais avec le cœur. Parfois nous sommes comme les apôtres et nous ne comprenons pas bien mais Jésus parle d’abord à notre cœur avant de parler à notre intelligence. Pour écouter Jésus, il faut aller dans notre cœur, dans notre âme, et laisser parler Jésus. Comment ? En lisant ou en écoutant des passages de l’évangile, parole agissante, qui fait ce qu’elle dit.

 

Source : « L’intelligence des Ecritures », MN Thabut, ed. Soceval

 

 

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Ecoutez-le »
Marc 9, 6