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Publié par Doyenné Pau-Périphérie

Journée de formation du jeudi 12 avril  pour les équipes de la pastorale du deuil à la maison St Michel :

                                                         Accompagner au cimetière ou au crématorium


La matinée s’est déroulée avec le témoignage de Mr Castérés, directeur des pompes funèbres générales à Pau. Il nous a évoqué l’importance du  rite, porteur de sens : qui marque l’appartenance à un groupe, qui donne sa juste place à l’émotion, qui permet d’entrer  dans le processus du deuil, qui inscrire une trace pour permettre le souvenir…

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Le métier des services funéraire a beaucoup évolué au cours du XXème siècle dans le sens d’une prise en charge toujours plus importante par des professionnels formés et organisés :


      Entre autre ; coordonner les différentes opérations, faire le lien, ainsi que  dans l’accueil, l’écoute, la  préparation de la cérémonie civile avec la famille. Avec la nouvelle technologie, des salons se développent, les familles demandent la projection de montages vidéo sur la vie du défunt avec des musiques choisies, « le client est roi », nous dit-il.

 

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      La crémation se développe, mais n’enlève pas  le passage à l’église  .Certaines familles choisissent de ne pas passer par l’église, pour diminuer le coup des obsèques, et demandent alors  que ce soit un prêtre ou un laïque qui vienne faire une célébration au lieu du crématorium.


Tous les ans aux PFG, il y a la cérémonie du souvenir, sur le lieu du jardin du souvenir (là où sont dispersées les cendres) autour de la Toussaint, avec les familles et différents cultes représentés.

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LE STATUT DES CENDRES : Depuis le 10 décembre 2008, une loi a été adoptée. « Le respect du corps humain ne cesse pas avec la mort. Les restes des personnes décédées, y compris les cendres de celles dont le corps a donné lieu à crémation, doivent être traités avec respect, dignité et décence »


Pour cela, le texte de loi prévoit :

L’interdiction de conserver les urnes à domicile

La possibilité d’inhumer l’urne dans une sépulture ou columbarium ou scellée sur un monument funéraire

L’autorisation de disperser les cendres en pleine nature, après déclaration à la mairie

L’autorisation de disperser les cendres dans un espace aménagé à cet effet dans le cimetière ou autre site cinéraire


 

L’après-midi, intervention de sœur Marie-Jane Loisy, du service diocésaine pour la pastorale liturgique et sacramentelle ainsi que les abbés Jean-Jacques Dufau et Jacques Campagnes :

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Accompagner un défunt, accompagner les proches, un cheminement,

Tout un parcours avec des temps de prière :

Un lieu à la maison

Un lieu à l’église

Un lieu au cimetière… Voir document joint.


 

                   Au lieu de la sépulture (le cimetière ou le crématorium), dernière étape.


 

Actuellement, les équipes de la pastorale du deuil sur l’agglomération paloise  accompagnent  les familles au cimetière. Elles ne vont qu’exceptionnellement  accompagner les familles lors de la crémation ou lors du dépôt de l’urne.     

 

                     Cette dernière étape, quelle soit vécue au cimetière ou au crématorium, reste la plus douloureuse pour la famille. Le défunt termine ici son pèlerinage sur la terre. En déposant son corps en terre ou en le voyant rentrer dans le four au crématorium nous consentons à nous séparer physiquement du défunt. C’est souvent un arrachement. La présence de la communauté chrétienne est donc une nécessité pastorale.

 

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Accompagner les familles au crématorium, accompagner les familles lors du dépôt des urnes, répondre à la demande des familles qui désirent une célébration sur le lieu de la crémation …la place de l’Eglise n’est-elle pas là aussi?


«  Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » «  Rabbouni, que je voie », Mc 10,51


                                                                                      Pour la pastorale du deuil,
Mme Agnès Cambonie