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Publié par Doyenné Pau-Périphérie

photo mgr Dupleix

34/ Des réseaux sociaux

 

Voilà une réalité qui semble de plus en plus incontournable dans l’ensemble des champs de la communication. Elle n’en est pas moins l’objet de légitimes inquiétudes dans la mesure où nos structures institutionnelles bien cadrées semblent pour le moins dépassées par le développement difficilement contrôlable  de ces nouveaux types de liens ou d’échanges entre personnes et groupes.

 

La question n’est pourtant pas récente. Depuis une vingtaine d’années, et sous l’impulsion des chercheurs américains et anglais, de nombreuses études sont accessibles qui étudient la place et l’impact sur nos sociétés de ces nouveaux réseaux tant dans le domaine professionnel que dans la vie personnelle ou communautaire. Nous manquons peut-être d’une  réflexion de fond, éthique et anthropologique, accessible aux non initiés, qui pourrait permettre aux utilisateurs de plus en plus nombreux d’opérer quelque discernement sur leur pratique devenue, dans bien des cas, sinon obsessionnelle du moins indissociable de leur vie quotidienne et de leur travail.

 

Il semble d’autant plus difficile de freiner cette émergence  qu’elle est  due au développement d’outils technologiques de plus en plus performants. Leur application dans le secteur des sciences sociales ou sur la toile internet paraît irréversible, mais cela n’empêche pas tout de même  de poser quelques questions relatives à notre liberté, à l’équilibre relationnel, au respect des personnes et même au fonctionnement normal des institutions.

 

Si certains de ces réseaux peuvent créer de nouvelles dépendances, voire des aliénations qui peuvent affecter notre capacité à gérer librement notre vie intellectuelle, affective ou professionnelle, cela mérite au moins d’engager une recherche plus large pour nous permettre, sans exclure ces nouveaux relais de communication, de conserver la maitrise de notre existence.

 

Facebook, Twitter, Myspace et autres médias sociaux tels que YouTube,  blogues, wikis et j’en passe, ne doivent donc être en rien l’objet d’un quelconque procès à priori, mais ils nous conduisent sûrement à ouvrir le grand angle de notre responsabilité culturelle et spirituelle dans ces nouveaux champs de développement et de croissance du monde.