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Publié par Doyenné Pau-Périphérie

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Mgr André Dupleix  

Recteur honoraire de l'I.C. de Toulouse

Délégué épiscopal à la formation des laIcs

Tel : 05 59 06 54 93

Courriel : a.dupleix@free.fr


38/ En Avent...

 

Il ne s'agit pas d'un simple jeu de mots car il y a peu de différence entre l'Avent et l'avant... Si l'on considère en effet que ce temps liturgique précède la célébration de Noël, il nous tourne vers celui qui doit venir et nous devons mobiliser toutes nos forces spirituelles pour préparer cette venue. Oui, d'une certaine façon, en avant pour cette nouvelle année liturgique !  Pourrons-nous la vivre avec toutela densité d’espérance, d’attente et de désir qui la traverse d’un bout à l’autre ?

 

Le paradoxe de l’Avent,  c’est qu’il est un  temps de commencement  alors que nous vivons  déjà une  fin d’année en préparant soigneusement les bilans de ce qui s’achève. Et pourtant, les prophètes, dont l’appel sera répercuté chaque dimanche, parleront au futur et s’attaqueront à notre torpeur et à nos lassitudes.

       

Nous entrons dans le temps du grand désir. Au fait, savons-nous encore désirer vraiment ? Non pas de ces petits désirs que nous nous empressons de satisfaire – faiblesse humaine oblige – ces petites faims du cœur ou de l’intelligence qui trouvent, sur les étalages de notre société, des nourritures à prix modiques ou de première nécessité.

       

Mais le grand désir. Celui qui, par nature, n’est jamais comblé à vues humaines et qui se creuse, mystérieusement, d’autant plus que nous le comblons trop rapidement. Dieu seul est à la mesure de ce désir qu’il met en nous parce que nous sommes à son image. Dieu seul, parce qu’il nous aime, fait naître en nous un Amour qui tient  notre cœur éveillé et le prépare à sa venue tout en l’ouvrant aux attentes et aux besoins de nos frères et du monde.

       

Tant d’appels lancés autour de nous restent sans réponse, tant de mains  tendues insuffisamment saisies, tant de souffrances qui pourraient être apaisées...Quelques semaines seront-elles suffisantes pour réaliser ce que Noël fera vivre ? Dieu dans notre chair, l’Amour pleinement manifesté pour affronter le désespoir et la mort.  

       

 

L’Avent nous garde debout, la lampe allumée, l’œil vif comme celui de la vigie sur sa tour de garde. Lorsque la paupière devient lourde ou que la tête bascule, encombrée par mille soucis, l’exhortation de Jésus nous tire du premier sommeil : « Veillez ! »…