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Publié par Doyenné Pau-Périphérie

22/ Face à l’imprévisible …

 

Nous sommes en permanence confrontés à des situations que  nous n’avions pas prévues. Bien chanceux, dirons-nous, ceux et celles qui pensent tenir toutes les cartes en main. Dans tous les cas de figure, que ce soit dans la vie familiale ou professionnelle, comme dans notre vie personnelle, peut à tout moment survenir l’événement inattendu : rupture, interruption, maladie ou accident. Alors, que faire ?

 

Les bons conseils, la solidarité et même la proximité, pour aussi souhaitables ou apaisants qu’ils fussent, ne suffisent plus. Nous sommes toujours seuls en définitive, face à ce qui peut sembler alors inéluctable. Et ce peut l’être d’autant plus que nous sommes pris dans le vertige de la glissade et de l’abandon. Pourtant, bien des exemples nous montrent, même s’ils nous semblent souvent hors de portée, que, des creux les plus angoissants, tout peut progressivement se reconstruire.

 

Le cœur et l’intelligence ont des ressources insoupçonnées. Face à l’imprévisible, l’insoupçonné ! Rien n’est jamais définitivement perdu, rien n’est inaccessible à ceux qui croient, pour eux ou pour les autres jusqu’à l’ultime souffle, qu’une étincelle de vie a les capacités intactes de rallumer le feu ou de se transmettre.  

 

Face à l’imprévisible, peut-on être en mesure de maîtriser ? Pas seulement d’assumer mais de maîtriser. L’expression « faire face » dit d’ailleurs beaucoup plus que ce qu’elle exprime immédiatement. Faire face c’est non seulement être en face mais résister sans cesser de croire à une issue possible. 

 

J’ai souvenir d’une rencontre amicale où l’un de mes interlocuteurs me dit avec humour : «  Si tu avais un emblème, ce pourrait être : On va y arriver ! ». Ce fut effectivement jusqu’à ce jour, non seulement ma conviction profonde mais une exhortation que je n’ai cessé de répandre avec d’autant plus de prodigalité que les situations étaient, en apparence au moins, désespérées.

 

Est-ce ma foi en Dieu, lui pour qui rien n’est impossible, qui est la source de cette audacieuse confiance ? Sûrement, mais pas seulement… C’est aussi parce que je crois, comme le dit Denys de Rougemont, que « tout être au monde, aussi déshérité soit-il, possède en lui-même ses chances immédiates de grandeur ».