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Publié par Doyenné Pau-Périphérie

Chaque mercredi, un nouveau billet.

photo mgr Dupleix Mgr André Dupleix

Recteur honoraire de l'I.C. de Toulouse
Professeur à l'Institut Catholique de Paris


09/ Garder le cap


La renonciation de Benoît XVI étant effective, son successeur sera élu dans quelques jours. Nul doute que les discussions et les débats internes entre les cardinaux, prendront plus que jamais en compte la situation actuelle du catholicisme dans le monde. Certes, la réorganisation de la Curie romaine, entre autres sujets,  restera à l’ordre du jour du prochain pape mais – souhaitons-le – pour que les structures et les rouages institutionnels soient à la mesure et au service de la mission universelle de l’Église.

 

Le fonctionnement et la nature théologique de cette Église font que, malgré l’interruption momentanée du ministère de l’évêque de Rome, expression utilisée par Benoît XVI lors de sa renonciation, la communion, la responsabilité apostolique et la vie liturgique des  Églises locales et des communautés chrétiennes sont maintenues. Et d’aucuns, notant la dimension pyramidale du catholicisme, gagneraient à se rappeler que la source et la référence première de la communion n’est autre que le Christ présent au cœur des baptisés.

 

Les différents ministères ou charges, pour aussi importants qu’ils soient, ne peuvent trouver sens qu’en s’exerçant de l’intérieur, selon le seul modèle du Christ, et dans une perspective de service plus que de pouvoir. Le principe d’autorité n’étant en rien remis en cause mais prenant alors une toute autre dimension, comme le rappellent les paroles de Jésus au lavement des pieds :    

 

« Vous m'appelez le Maître et le Seigneur et vous dites bien, car je le suis. Dès lors, si je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez vous aussi vous laver les pieds les uns aux autres; car c'est un exemple que je vous ai donné: ce que j'ai fait pour vous, faites-le vous aussi » (Jn 13, 13-15).

 

Je crois et je suis sûr qu’en dépit des turbulences internes ou des difficultés et oppositions que peuvent aujourd’hui rencontrer les chrétiens – et je ne parle pas du climat croissant d’indifférence religieuse – le roc est solide, la foi de millions de baptisés reste vive, leur témoignage crédible et le cap d’une évangélisation renouvelée sera gardé.

 

Mais nous avons, à tous niveaux, bien des changements et des conversions à réaliser ou à poursuivre…