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Publié par Doyenné Pau-Périphérie

photo mgr Dupleix Mgr André Dupleix

Recteur honoraire de l'I.C. de Toulouse
Professeur à l'Institut Catholique de Paris

06/ Inacceptables attaques

 

Je ne sais pas si certaines campagnes agressives d’affichage, mettant en cause de hauts responsables de notre Église, auront pour ceux qui les organisent les résultats escomptés, mais j’affirme que ces méthodes sont condamnables et ne les honorent en rien.

 

Car, enfin, il y a bien d’autres moyens de dire sa différence, voire d’entrer en confrontation, fût-elle rude, sans utiliser, à l’encontre des personnes, des moyens qui vilipendent le minimum de respect qui leur est dû. Ceux qui utilisent ces armes finissent, à la longue, par déconsidérer leur cause. Dernier et triste recours lorsque tout autre possibilité de dialogue est épuisée. Et il faut croire qu’en bien des cas l’épuisement est rapide… D’ autant plus rapide que ce dialogue n’a pas été sérieusement envisagé.

 

Je sais, d’expérience, ce que peuvent être des situations de haute tension lorsque certains enjeux sont engagés mais j’ai toujours préféré la rencontre au combat de rues, le face à face aux coups dans le dos. Rabaisser l’adversaire  - ou celui que l’on considère comme tel - avant d’avoir pris tous les moyens de le comprendre ou d’admettre qu’il puisse avoir raison quelque part, est une faiblesse. Et dans ce cas la faiblesse est bien loin d’être une force…

 

Certes, la tradition chrétienne en fidélité radicale au Christ, n’a jamais favorisé le coup pour coup ou la vengeance, mais est-ce une raison pour rejoindre le camp déjà trop fourni de ceux dont la logique primaire est d’attaquer par tous les moyens médiatiques possibles ? Faut-il, parfois, transformer l’emblématique présomption d’innocence en présomption de vérité ?

 

Car il s’agit aussi de vérité. Et celle-ci peut avoir plusieurs visages et une infinie diversité d’expressions, surtout lorsqu’il s’agit des questions fondamentales de vie et de société. N’ayons pas la mémoire trop courte et convenons qu’il y a des blessures provoquées de manière outrancière dont on n’est jamais sûr que ceux qui en sont victimes puissent les assumer. Les vrais affrontements n’excluent ni la franchise ni cette  considération de l’autre dont  l’apôtre Paul faisait déjà un passage obligé pour les véritables croyants.

 

Un peu de raison et un peu plus d’amour. Est-ce utopique ?  Non !