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Publié par Doyenné Pau-Périphérie

 

Les prêtres du doyenné

 

Les prêtres du doyenné
Les prêtres du doyenné
Les prêtres du doyenné

Le pape François envoie les prêtres vers les "périphéries de l'existence"

 

Les prêtres du doyenné

 

Les prêtres du doyenné

Abbé Benoît Nouvel : curé de la paroisse St Ambroise en la Vallée Heureuse - Mazères

Retour sur son installation

 

Abbé Paul Vacher : prêtre auxiliaire de la paroisse St Ambroise

Les prêtres du doyenné

Abbé Roger Makaya : curé de la paroisse St Christophe des Coteaux - Gan

Retour sur son installation

 

Les prêtres du doyenné

Abbé Benoît Martel : curé de la paroisse ND de l'Espérance - Jurançon

Retour sur son installation

 

Les prêtres du doyenné

Abbé Arturo Martinez : curé de la paroisse Ste Marie - Billère

Retour sur son installation

 

Les prêtres du doyenné

Abbé Jacques de Mesmay : curé de la paroisse St Jean Bosco - Lons

doyen du doyenné Pau-Périphérie

Son témoignage sacerdotal

Retour sur son installation

 

Les prêtres du doyenné

Abbé Damien Bernier : curé de la paroisse ND en Béarn - Lescar

Abbé Vianney Paquet : prêtre coopérateur de la paroisse ND en Béarn - Lescar

Retour sur son ordination

 

Les prêtres du doyenné

 

 

 

Les prêtres du doyenné

« L'absence d'un vrai prêtre est, dans une vie, une détresse sans nom. Le plus grand cadeau qu'on puisse faire, la plus grande charité qu'on puisse apporter, c'est un prêtre qui soit un vrai prêtre. C'est l'approximation la plus grande qu'on puisse réaliser ici-bas de la présence visible du Christ. Dans le Christ, il y a une vie humaine et une vie divine. Dans le prêtre, on veut trouver aussi une vie vraiment humaine et une vie vraiment divine. Le malheur, c'est que beaucoup apparaissent comme amputés soit de l'une soit de l'autre. Il y a des prêtres qui semblent n'avoir pas pesé les difficultés d'un laïc, d'un père ou d'une mère de famille, à leur véritable poids humain. Ils ne réalisent pas ce que c'est vraiment, réellement, douloureusement, qu'une vie d'homme ou de femme

Quand les laïcs chrétiens ont rencontré une fois un prêtre qui les a « compris » qui est entré avec son coeur d'homme dans leur vie, dans leurs difficultés, jamais ils n'en perdent le souvenir.

A condition toutefois que, s'il mêle sa vie à la nôtre, ce soit sans vivre tout à fait comme nous. On a besoin également que le prêtre vive d'une vie divine. Le prêtre, tout en vivant parmi nous, doit rester d'ailleurs. »

Madeleine Delbrêl

Les prêtres du doyenné

A quoi servirait une maison remplie d'or, si vous n'aviez personne pour vous en ouvrir la porte ?

Si nous n'avions pas le sacrement de l'ordre, nous n'aurions pas Notre-Seigneur.

Qui est-ce qui l'a mis là, dans ce tabernacle ? C'est le prêtre.

Qui est-ce qui a reçu votre âme à son entrée dans la vie ? Le prêtre.

Qui la nourrit pour lui donner la force de faire son pèlerinage ? Le prêtre.

Qui la préparera à paraître devant Dieu, en lavant cette âme, pour la dernière fois, dans le sang de Jésus-Christ ? Le prêtre, toujours le prêtre.

Et si cette âme vient à mourir, qui la ressuscitera ?

qui lui rendra le calme et la paix?

Encore le prêtre.

Vous ne pouvez pas vous rappeler un bienfait de Dieu, sans rencontrer, à côté de ce souvenir, l'image du prêtre.

Oh ! que le prêtre est quelque chose de grand !

Les autres bienfaits de Dieu ne nous serviraient de rien sans le prêtre. A quoi servirait une maison remplie d'or, si vous n'aviez personne pour vous en ouvrir la porte ?

Sans le prêtre, la mort et la passion de Notre-Seigneur ne serviraient de rien. Après Dieu, le prêtre, c'est tout !...

Citation de Saint Jean-Marie Vianney (curé d'Ars)

Les prêtres du doyenné

Cher frère journaliste,

Je suis un simple prêtre catholique. Je me sens heureux et fier de ma vocation et cela fait vingt ans que je vis en Angola comme missionnaire.

Je constate dans de nombreux médias, surtout dans votre journal, une recrudescence des articles consacrés aux prêtres pédophiles, toujours sous un angle morbide, scrutant dans leurs vies les erreurs du passé.

Il y en eut dans telle ville des États-Unis dans les années 70, dans telle paroisse australienne dans les années 80, et ainsi de suite jusqu’aux exemples les plus récents… Tous condamnables c’est une certitude !

Certaines présentations journalistiques sont pondérées et équilibrées. D’autres exagèrent, causent un préjudice, sèment la haine. Je ressens moi-même une grande douleur pour le mal immense que provoquent ces personnages qui devraient être des signes vivants de l’Amour de Dieu. Ils infligent un coup de poignard à la vie de trop d’êtres innocents. Il n’y a pas de mots pour justifier de tels actes. Il n’y a pas de doute non plus sur le soutien que l’Église prodigue aux faibles et aux plus démunis. Pour cette raison, sa priorité absolue demeurera toujours d’adopter et de promouvoir toutes les mesures nécessaires pour la prévention et la protection de la dignité des enfants.

Je m’étonne de lire si peu de nouvelles au sujet de ces milliers de prêtres qui sacrifient leur vie et s’épuisent pour des millions d’enfants et d’adolescents, riches ou pauvres, choyés ou défavorisés, aux quatre coins du monde.

Je pense que le New York Times ne sera donc pas intéressé d’apprendre :

Que j’ai dû transporter des dizaines d’enfants faméliques par des chemins minés à cause de la guerre de 2002, entre Cangumbe et Lwena (Angola), car le gouvernement ne pouvait le faire et les ONG n’y étaient pas autorisées ;

Que j’ai dû enterrer des dizaines d’enfants morts pendant leur exode pour fuir la guerre ;

Que nous ayons sauvé la vie de milliers de personnes dans le Moxico grâce au seul centre de santé existant dans une  zone de 90 000 km2, en distribuant de la nourriture et des semences ;

Que nous ayons pu fournir éducation et écoles à plus de 110 000 enfants au cours de ces dix dernières années. 

Il demeure sans intérêt qu’avec d’autres prêtres, nous ayons eu à secourir près de 15 000 personnes dans les campements de la guérilla, après qu’ils aient rendu les armes, parce que les aliments du gouvernement et de l’ONU n’arrivaient pas ;

Ce n’est certainement pas une nouvelle intéressante qu’un prêtre de 75 ans, le père Roberto, parcoure encore la ville de Luanda, soignant les enfants des rues, les conduisant à un foyer d’accueil, pour qu’ils soient désintoxiqués de l’essence qu’ils avalent pour gagner leur vie comme cracheurs de feu ;

L’alphabétisation de centaines de prisonniers n’est probablement pas non plus une information cruciale ;

Comme il est inutile de savoir que d’autres prêtres, comme le Père Stéphane, organisent des auberges de jeunesse pour servir de refuge aux jeunes maltraités, battus, et même violés ;

Il n’est pas davantage intéressant que le père Maiato, de haut de ses 80 ans, visite les maisons des pauvres, une à une, réconfortant les malades et les désespérés ;

Ce n’est pas une information non plus que près de 60 000 prêtres – sur les 400 000 prêtres et religieux du monde – aient quitté leurs pays et leurs familles pour servir leurs frères dans une léproserie, des hôpitaux, des camps de réfugiés, des orphelinats. De soigner les enfants accusés de sorcellerie ou orphelins de parents morts du sida. De gérer des écoles pour les plus pauvres, des centres de formation professionnelle, des centres d’accueil pour les séropositifs, etc.

Sans parler de ceux qui dépensent leur vie dans des paroisses et des missions, à motiver les gens pour mieux vivre et surtout pour aimer ;

Ce n’est pas une information que mon ami, le père Marc-Aurèle, pour sauver des enfants pendant la guerre en Angola, les ait transportés de Kalulo à Dondo et qu’il ait été mitraillé sur le chemin du retour de sa mission. Ou que le Frère François avec cinq dames catéchistes, soient morts dans un accident en allant aider des régions rurales les plus reculées du pays ;

Que des dizaines de missionnaires en Angola soient morts d’une simple malaria, faute de moyens sanitaires ;

Que d’autres aient sauté sur une mine, en visitant leurs fidèles (dans le cimetière de Kalulo se trouvent les tombes des premiers prêtres qui sont arrivés dans la région : aucun n’a dépassé les 40 ans) ;

Ce n’est pas vendeur de suivre un prêtre « normal » dans son travail quotidien, dans ses difficultés et ses joies, dépensant sa vie sans bruit en faveur de la communauté qu’il sert.

La vérité, c’est que nous ne cherchons pas à créer l’information, mais simplement à porter la Bonne Nouvelle, cette Nouvelle qui, sans bruit, a commencé à faire parler d’elle au cours de la nuit de Pâques. Un arbre qui tombe fait plus de bruit que mille arbres qui poussent.

On fait beaucoup plus de bruit pour un prêtre qui commet une faute, que pour des milliers qui donnent leur vie pour les pauvres et les indigents.

Je ne prétends pas ici faire l’apologie de l’Église et de ses prêtres.

Un prêtre n’est ni un héros ni un névrosé. Il est simplement un homme normal qui, avec sa nature humaine, cherche à suivre Jésus et à Le servir dans ses frères.

Chez les prêtres, il y a de la misère, de la pauvreté et des fragilités comme chez tous les êtres humains ; mais il y a également de la beauté et de la grandeur comme en chaque créature. Insister d’une manière obsessionnelle et persécutrice sur un thème douloureux, en perdant de vue l’ensemble de l’œuvre, esquisse volontairement des caricatures offensantes pour le sacerdoce catholique, et par lesquelles je me sens offensé.

Je te demande seulement, ami journaliste, de rechercher la Vérité, le Bien et la Beauté. Ainsi tu grandiras avec noblesse dans ta profession.

Dans le Christ,

Père Martin Lasarte, SDB

Les prêtres du doyenné

Oraison d'un laïc pour les curés

Tout d’abord, Seigneur, nous vous remercions de ce que ces hommes aient accepté de devenir nos curés et vicaires.

Si par hasard, ils avaient préféré les pantoufles, une femme et un foyer, nous serions bien ennuyés. Et si c’était comme cela partout ?

Merci, mon Dieu, de leur avoir donné le courage du sacrifice.

Grâce à eux, nous pouvons nous nourrir du Pain de Vie, former des foyers solides, rapproprier notre âme et mourir en paix.

Merci, Seigneur, pour les défauts de nos curés : des gens parfaits supportent mal la faiblesse…

Des gens en toujours bonne santé méprisent les petites natures.

Seigneur, vous avez mieux vu que nous !

Nos curés sont des phénomènes.

Ils doivent être des pédagogues pour les enfants,

Des spécialistes des questions du foyer pour les jeunes ménages,

Des spécialistes psychologiques pour la jeunesse,

Des chefs-d’œuvre de science et de délicatesse au confessionnal.

Ils doivent, aux réunions d’hommes, traiter du problème de l’Église en professeurs

aux réunions de dames, ouvrir l’Évangile en exégètes.

Dans leur visite aux familles cultivées, ils doivent discuter du dernier roman

sous peine de passer pour de gros lourds,

et avec le communiste sympathique

traiter du conflit capital-travail dans ses moindres détails.

Avec les non-catholiques, ils doivent être théologiens à la fois fermes et larges.

Et des historiens avisés avec la J.O.C.

Mais je n’en finirai pas !

J’oubliais qu’ils doivent répondre dans les rues à tous les saluts,

Et s’ils reçoivent, ils doivent être souriants, même s’ils sont à moitié morts.

J’oubliais qu’ils doivent être, chaque dimanche, orateurs, chanteurs et parfois organistes,

et qu’en semaine, il leur faut souvent être électriciens, menuisiers, peintres, cuisiniers, etc.

Seigneur, faites que ces « spécialistes universels », nous les jugions avec l’indulgence

que requiert ce programme incohérent et inhumain.

Faites que nous comprenions que si sur quatorze spécialités,

notre prêtre en réussit la moitié ou le quart,

nous en soyons satisfaits.

Donnez-moi, Seigneur, de lui pardonner ses impatiences ou ses erreurs.

Que je comprenne bien que je n’ai qu’un curé à supporter

et que lui a tous ses paroissiens sur le dos.

Donnez-moi enfin, Seigneur, de lui montrer qu’il n’est pas entouré que d’indifférence.

Donnez-moi la persévérance dans la prière pour les prêtres et leurs vocations.

Ce sera sans doute le meilleur de tout.

Amen.

Source : Aleteia

Les prêtres du doyenné

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