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Publié par Doyenné Pau-Périphérie

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Message pascal 2014 de Mgr Aillet

 

C’est par le signe de la croix, arborée de rameaux de buis ou de laurier, qu’a commencé la semaine sainte pour les catholiques qui célèbreront, en ces jours, le cœur de leur foi : la passion, la mort et la résurrection de Jésus ! Il y a 30 ans, le bienheureux Jean Paul II, qui sera canonisé dans quelques jours par le Pape François, confiait aux jeunes du monde entier la croix qui continue d’accompagner le pèlerinage des JMJ à travers tous les continents : « Apportez-la au monde comme signe de notre Seigneur Jésus-Christ pour l'humanité, et annoncez à tous que le Salut et la Rédemption ne se trouvent que dans le Christ, mort et ressuscité ».

En ces jours de Pâques, nous sommes invités à approfondir le sens de la croix que beaucoup portent autour du cou ou fixent au mur de leur maison, dans leur séjour 

ou au-dessus de leur lit. La croix est le signe non pas ostentatoire mais ostensible de notre foi. Elle est le signe de l’obéissance de Jésus à la Volonté du Père qui a décidé d’en faire l’instrument de notre salut : « Mon Père, dit Jésus, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! » (Mt 26, 42). Elle est encore le signe de « l’amour jusqu’à l’extrême » (Jn 13, 1) de Jésus pour nous, car « il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13). Elle est enfin le signe du pardon des offenses et en cela de la victoire de l’amour sur le péché et sur la mort qui est la conséquence du péché : en regardant ses bourreaux, Jésus adresse à Dieu cette prière : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23, 34). La croix que nous portons est-elle le signe de notre obéissance à la Volonté de Dieu, même quand elle nous contrarie ? Est-elle le signe du don de notre vie pour nos frères ? Est-elle enfin le signe de notre pardon et de notre désir de réconciliation ?

Sur la croix, Jésus qui est sans péché, s’est fait péché pour nous : mais, c’était pour vaincre le péché ; il a consenti à mourir, mais c’était pour faire exploser la mort ! Son amour était si puissant, que la violence et la haine dont il était l’objet n’ont pas pu pénétrer dans son cœur, et la mort n’a pas pu le retenir en son pouvoir : le troisième jour, il est sorti vainqueur du tombeau !

En regardant la croix, nous pensons à toutes les épreuves que nous traversons et qui parfois nous submergent, mais aussi aux souffrances de l’humanité d’aujourd’hui, affligée par tant de maux apparemment insurmontables – la maladie, la famine, la guerre, la misère, l’exploitation, la négation des droits humains les plus fondamentaux comme le droit à la vie et le droit à la liberté religieuse. Mais en même temps, nous nous tournons vers le signe de la Victoire du Christ sur la haine, la souffrance et la mort : Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité ! Le rameau béni nous rappelle son triomphe et celui de tous ceux qui se confient en lui. C’est là notre espérance et nous voulons la communiquer au monde.

Saintes et joyeuses fêtes de Pâques !

+ Marc AILLET, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron.