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Publié par Doyenné Pau-Périphérie

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Mgr André Dupleix  

Recteur honoraire de l'I.C. de Toulouse

Délégué épiscopal à la formation des laIcs

Tel : 05 59 06 54 93

Courriel : a.dupleix@free.fr

 

39/ Que c'est dur !

 

Il y a des moments où la vie semble très difficile, où les obstacles et les épreuves s'accumulent, où des séries noires affectent les mêmes personnes et les mêmes familles. Lorsqu'à cela s'ajoutent, comme ce fut le cas récemment, sans que l'on ait aucune certitude sur l'avenir, de grandes perturbations atmosphériques, épisodes pluvieux, tornades et autres, un sentiment d'impuissance gagne un grand nombre d'entre nous et nous comprenons que l'on puisse se dire : que c'est dur !  

 


 

Certes, autour ne nous, nous constatons - et nous y participons souvent - de grands mouvements de solidarité, des paroles d'encouragement pour franchir ces seuils souvent dramatiques pour tant d'hommes et de femmes qui perdent tout d'un seul coup où sont bouleversés par la disparition d'un ou plusieurs de leurs  proches. Mais la question demeure lancinante et inévitable : sommes-nous irréversiblement soumis à ces cercles infernaux et comment garder espoir, en quoi garder espoir, lorsque l'horizon ne cesse d'être, pour toute une part d'humanité, une grisaille sans fin ?

 

Les récentes rencontres littéraires de Pau portaient sur le thème du bonheur. Il n'est pas inintéressant d'avoir eu sur cette essentielle question, l'avis de personnalités venues de tous bords, même si, comme toujours dans des cas semblables, certaines voix ont pu manquer. Nous ne pouvons cependant en rester à des discours, aussi beaux ou réalistes soient-ils. Au point où nous en sommes d'un environnement beaucoup plus marqué par les ruptures, les violences ou la mort que par la joie ou la confiance - malgré d'incontestables signes et messages positifs - nous pouvons être acteurs et porteurs de paix et de bonheur jusque dans les moments les plus douloureux.

 

 

Le bonheur ne se bâtit pas sur les décombres. Il reste parfois, jusque dans les décombres, comme ce souffle encore perceptible, ou ce filet de voix qui résonne aux oreilles de ceux et celles qui n'ont jamais renoncé à vivre et à aimer et veulent ramener ce bonheur à la surface. Que c'est dur, si souvent... Mais que c'est beau de revivre !