Gaza-Paris, le long vol de la colombe de la paix par Arnaud Alibert
Alors que l’espoir de paix renaît lentement à Gaza, l’ampleur des destructions et de la tâche qui attend les Gazaouis appelle à la solidarité internationale. De Paris, que faire ? Selon Arnaud Alibert, rédacteur en chef assomptionniste à La Croix, l’amitié entre un philosophe et maraîcher français et une poétesse gazaouie ouvre une perspective.
En Terre sainte, les bombardements ont cessé. On est encore bien loin de la paix, mais on n’est plus tout à fait dans la guerre. « Une lumière s’est levée dans les ténèbres », comme le prophétisait Isaïe il y a 2 500 ans.
Un nouvel horizon s’ouvre devant Gaza, aux deux sens du terme. Temporel, car à la faveur de l’arrêt des combats, l’avenir peut recommencer à se déployer. La peur de ne pas connaître la fin du jour, l’effroi de voir encore se briser un maigre silence quittent lentement la terre de Gaza. Géographique aussi car dévastation et destructions ont rendu le paysage méconnaissable. Quel arbre osera même y pousser ?
À des milliers de kilomètres de là, sur les bords de la Seine, en plein Paris, en face du ministère des affaires étrangères et de l’Assemblée nationale, une autre histoire s’est écrite. Celle d’une amitié entre un philosophe maraîcher de la Drôme, Mathieu Yon, et une poétesse gazaouie, Alaa Al-Qatrawi. À l’hiver 2023, celle-ci a vu disparaître sa famille, ses quatre enfants et leur père, emportés par une bombe. Menacée, elle a été repérée par le Collège de France pour bénéficier du programme PAUSE qui permet l’accueil des scientifiques et des artistes étrangers en danger. Mais dans le marasme actuel, ce programme est sur… pause ; cela ne s’invente pas ! Lui, Mathieu, habitué à planter pour que du fruit soit récolté, s’est posé sur un banc pour attendre avec elle que l’espoir reprenne en portant la revendication de la réactivation du programme.
23 jours passés, de 9 heures du matin à 19 heures le soir. Voilà ce que retiendront les passants, les députés venus le voir, les membres des différents cabinets alertés. Il fallait bien mettre le pied dans la porte, d’une manière ou d’une autre, pour que nos consciences ne s’endorment pas. Cette semaine, avec une éloquence marquée, le pape Léon XIV a souligné l’évidence : « À l’heure où la science a prolongé l’espérance de vie, où la technologie a rapproché les continents (…), permettre à des millions d’êtres humains de vivre – et de mourir – victimes de la faim est un échec collectif, une aberration éthique, un péché historique ».
Renverser ce cours des choses, voilà l’impératif ! On le sait, la bande de Gaza ne pourra être reconstruite à partir de la seule force des Gazaouis. Après tant de mois d’impuissance, il faudra faire preuve de solidarité. Celle du maraîcher, qui s’est volontairement privé de son travail et des siens pour envoyer un signe d’amitié jusqu’à Gaza, en est un élément. Elle lui a valu ces vers arabes de son amie, témoins à leur tour que la vie est mûre pour reprendre ses droits :
« Ton banc pourrait-il plus tard se transformer en mémorial ? Que pourrait-on écrire dessus ? “Gaza tu n’es pas seule. Tu as ici un banc, dans cette ville de neige et de lumière”. Ton banc pourrait-il se transformer en oiseau ? Que pourrait-il dire ? “Gaza tu n’as pas les ailes brisées” (…) Ton banc pourrait-il se transformer en nuage ? Que fera-t-il pleuvoir ? L’espoir pour l’éternité ».
Il y a des histoires que seules les colombes semblent pouvoir raconter.
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