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Publié par Doyenné Pau-Périphérie

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Symboliquement recréé en 2011, le « parvis des gentils » se veut donc pour Benoît XVI « un lieu de dialogue avec ceux à qui la religion est étrangère, à qui Dieu est inconnu et qui, pourtant, ne voudraient pas simplement rester sans Dieu, mais l’approcher au moins en tant qu’Inconnu ».

 

 Retour en images sur le "parvis des gentils"

 

 Retour en images sur la fête au "parvis de l'inconnu"


 Message de Benoît XVI au Parvis des gentils

 

 Témoignage de foi du chanteur de Rock, Paddy Kelly 19h45 : Paddy Kelly, de la Kelly Family, lancera la soirée avec un morceau créé pour le Parvis des Gentils : « Unknown You ». 

 

Pourquoi le “Parvis des gentils” ?

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Cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical de la culture.
Photo : D.R

PN.-D. - Quelle est l’origine du projet du « Parvis des gentils » ?

Cardinal Gianfranco Ravasi – Le « Parvis des gentils » est né d’une suggestion faite par le pape, le 21 décembre 2009 : « Je pense que l’Église devrait ouvrir une sorte de “Parvis des gentils”... Au dialogue avec les religions doit aujourd’hui s’ajouter le dialogue avec ceux pour qui la religion est une chose étrangère, pour qui Dieu est inconnu et qui, cependant, ne voudraient pas rester simplement sans Dieu, mais l’approcher. » Si l’on regarde attentivement les discours de Benoît XVI, on retrouve régulièrement cette préoccupation  : développer un dialogue de raison, respectueux et audacieux, avec les non croyants. Aussi est-ce tout naturellement que le Conseil pontifical de la culture s’est emparé de cette magnifique intuition et que nous nous sommes attelés à la mise en forme d’une structure qui en développe l’esprit.

P.N.-D. -Quels en sont les objectifs ?

Cardinal Gianfranco Ravasi - Nous voulons aller dans les universités d’État ou les grandes institutions culturelles laïques, pour organiser des rencontres et des débats entre non-croyants et croyants, de préférence laïcs. Les thèmes tournent autour des grandes questions anthropologiques fondamentales. Mais ce dialogue peut aussi prendre des formes très différentes, par exemple l’écriture commune de pièces de théâtre, la rencontre et le débat autour d’une œuvre d’art, etc. Le souhait est de contribuer à sortir d’une dialectique d’opposition entre l’héritage des Lumières et celui de la foi. Nous souhaitons dialoguer avec les tenants de ce que j’appelle « l’athéisme noble », et non celui qui se nourrit de slogans et de stéréotypes de bas niveau intellectuel et moral.

P.N.-D. – Quels moyens Sont pris pour cela ?

Cardinal Gianfranco Ravasi – Le Conseil pontifical de la culture n’a d’autre ambition que de donner une nouvelle impulsion à ce dialogue. Paris a déjà un « Parvis » avec le Collège des Bernardins, et il s’y fait des choses remarquables et très diversifiées. Mais Paris a surtout pour nous une force symbolique qui parle partout en Europe : débattre de la question en Sorbonne, c’est un signe extrêmement fort ! Nous irons ensuite à Tirana, Stockholm, Prague, Berlin, Madrid, Genève, Marseille, etc.

P.N.-D. - Quelles sont vos attentes liées à la 1ère édition à Paris ?

Cardinal Gianfranco Ravasi – Souvenons nous du discours de Benoît XVI aux Bernardins : « Pour beaucoup, Dieu est vraiment devenu le grand Inconnu. Malgré tout, comme jadis où derrière les nombreuses représentations des dieux était cachée et présente la question du Dieu inconnu, de même, aujourd’hui, l’actuelle absence de Dieu est aussi tacitement hantée par la question qui Le concerne. » Il me semble que ces propos prennent un relief particulier dans le paysage intellectuel français. Certains de mes amis italiens m’ont dit, après le « Parvis » organisé à l’université de Bologne, le 12 février dernier : « Maintenant, allons à Paris pour écouter ce que diront les Français dans le cadre passionnant de ces débats. » La France véhicule une certaine image à l’étranger, et il sera intéressant de voir comment de grands penseurs et hommes de culture de la Ville lumière nous aideront à dégager de grandes orientations pour l’approfondissement de ce dialogue, que je crois d’une grande pertinence pour nos sociétés. 
 

• Propos recueillis par Ariane Rollier

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