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Publié par Doyenné Pau-Périphérie

SE PRÉPARER À RECEVOIR LE PARDON DE DIEU AVEC LES DIX PAROLES DE VIE

Nous nous préparons à recevoir le sacrement de réconciliation en méditant la parole de Dieu. Elle nous éclaire lorsque nous regardons de près nos actes ; ceux qui nous rapprochent du Seigneur et ceux que nous préférerions tenir dans l’obscurité. 
Elle nous aide à réaliser que certains de nos actes nous éloignent des autres et du Seigneur et nous font du mal à nous-mêmes. Dieu pardonne à ceux qui se présentent devant Lui dans la confiance et la vérité.


Retrouvez aussi une lecture d’image à partir d’un tableau de Chagall : le don de la loi à Moïse.

Avec les dix Paroles de vie que Moïse reçut de Dieu sur le Mont Sinaï que nous rapporte le livre de l’Exode, préparons-nous à demander le sacrement de réconciliation. Dix paroles que Dieu donne à tous les hommes pour qu’ils puissent vivre avec Lui, le Dieu de la vie, et ensemble comme les fils bien-aimés d’un même Père. 
Je demande à l’Esprit Saint d’éclairer ma conscience, ma mémoire, mon intelligence pour entrer dans la prière à l’écoute de sa parole :
« Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Viens Esprit Saint, qui donne la sagesse. Aide-moi à faire la vérité dans ma vie pour me préparer à recevoir le pardon que Dieu le Père donne par son Fils Jésus Christ. »

Lisons ou écoutons le livre de l’Exode au chapitre 20, versets 1 à 17 :
(Ce texte de l’Exode est la première lecture du 3ème dimanche de Carême du 28 février 2016) 


- Tu n’auras pas d’autres dieux que moi.
- Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux par-dessous la terre.
- Tu ne te prosterneras pas devant ces images, pour leur rendre un culte. Car moi,
le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux : chez ceux qui me haïssent,
je punis la faute des pères sur les fils, jusqu’à la troisième et la quatrième génération ; mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements, je leur garde ma fidélité jusqu’à la millième génération.
- Tu n’invoqueras pas le nom du Seigneur ton Dieu pour le mal, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque son nom pour le mal.
- Tu feras du sabbat un mémorial, un jour sacré. Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l’immigré qui réside dans ta ville. Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent, mais il s’est reposé le septième jour. C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l’a consacré.
- Tu ne commettras pas de meurtre.
- Tu ne commettras pas d’adultère.
- Tu ne commettras pas de vol.
- Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.
- Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne : rien de ce qui lui appartient. » Ex 20, 1-17


Puis, laissons l’Esprit Saint éclairer nos cœurs et notre intelligence. Dieu ne veut qu’une chose : que nous ayons la vie et la vie en abondance. En nous rappelant nos actes et notre cœur, regardons si parfois nous refusons ce cadeau de la vie :


Tu n’auras pas d’autres dieux que moi.
Commençons par dire au Seigneur que nous nous savons aimés de Lui et que nous aussi nous l’aimons :
«  Seigneur, je sais que tu m’aimes sans limite et tu sais bien que je t’aime ».
Tu ne feras aucune idole, aucune image. Faire des idoles, qu’est ce que cela veut dire pour moi ? 
Il y a peut-être des moments où je donne trop d’importance à ce qui n’est pas le plus important. Trop de temps. Trop de passion. Trop ! Et cela m’empêche de faire ou penser à ce qui est bon pour moi, pour les autres. C’est une façon de tourner le dos à la vie. 
Je réfléchis à mes idoles : ce qui m’emprisonne, ce qui me prend plus de temps que ce qui est raisonnable, ce qui m’occupe l’esprit.

Tu ne te prosterneras pas devant ces images, pour leur rendre un culte. Car moi, le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux.
Je suis ton Dieu dit le Seigneur. Je suis un Dieu jaloux : quelle déclaration d’amour ! Il en faudra des siècles pour que les hommes comprennent que Dieu n’est qu’amour. Que sa vengeance, c’est … le pardon. Et que lui est fidèle à son alliance, définitivement. 
Nous qui connaissons Jésus Christ et qui savons qu’il a donné sa vie pour nous pour que nos péchés soient pardonnés, croyons-nous à son pardon ?
Ne préférons-nous pas quelquefois nous détourner de lui au motif que c’est un Dieu qui punit, que nous craignons, qui laisse faire le mal dans le monde ? 
Qui est ce Dieu auquel je crois ?
Seigneur, renforce ma confiance en toi pour que je voie ce que tu fais pour moi, ce qu’il y a de beau et de bon dans ma vie.


Tu n’invoqueras pas le nom du Seigneur ton Dieu pour le mal, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque son nom pour le mal.
Utiliser le nom de Dieu, de Jésus, de Marie et des saints pour mentir, pour des choses fausses et inutiles, manquer de respect, c’est ignorer que le nom de Dieu est saint car tout ce qui touche à Dieu est saint.
Mon Seigneur et mon Dieu, je voudrais ne parler de toi que pour te bénir, te louer et te glorifier.


Tu feras du sabbat un mémorial, un jour sacré (…) le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent, mais il s’est reposé le septième jour. C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l’a consacré.
Le septième jour après la création, Dieu s’est reposé et il nous invite à changer notre rythme de vie. C’est un jour consacré, c’est-à-dire qu’il appartient à Dieu. Pour les chrétiens, le jour consacré à Dieu est le dimanche, jour de la résurrection de Jésus que nous célébrons à la messe avec nos frères. C’est un jour de fête car nous croyons que nous aussi nous ressusciterons, c’est un jour où partager sa joie avec nos proches.
Seigneur, tu sais bien que je t’aime et pourtant … parfois je ne prie pas et je t’oublie. Donne-moi la volonté de te prier et d’aller te rencontrer chaque dimanche. Soutiens ma famille pour que nous désirions te rencontrer d’un seul cœur.



Tu ne commettras pas de meurtre. 
On pourrait se dire que ce péché très grave ne nous concerne pas. Pourtant, cela ne nous empêche pas de réfléchir aux occasions où nous voulons blesser en actes et en paroles. Si le meurtre prive l’autre de la vie, la violence physique est déjà une atteinte à son corps. Réfléchissons à ces actes qui ne nous paraissent pas graves mais atteignent l’autre dans son corps et le font souffrir. Est-ce que je veux vraiment faire souffrir l’autre ?
Et puis, il y a les paroles qui détruisent la confiance, l’amitié, l’image de soi … Elles atteignent l’âme de celui à qui on les dit, ce sont des violences et c’est pour cela que l’on parle de paroles blessantes.
Seigneur, toi qui es doux et humble de cœur, aide-moi à regarder mes violences en actes et en paroles et à progresser dans mes relations avec les autres.


Tu ne commettras pas d’adultère. 
C’est un péché d’adulte puisque c’est tromper son mari ou sa femme. C’est un péché grave car il s’agit d’une rupture de la confiance que l’on s’est échangée lors des promesses du mariage. Si les enfants ne sont pas encore appelés à des engagements pour la vie, ils sont cependant appelés à s’exercer à être fidèles aux engagements qu’ils prennent à leur mesure. Et surtout, ils peuvent apprendre à s’appuyer sur le Christ dans leurs promesses, leurs résolutions, leurs engagements.
Seigneur, apprends-moi à t’appeler à l’aide quand je suis tenté d’abandonner, de faiblir dans mes décisions, dans mes promesses. Donne-moi la foi de compter sur toi qui es toujours fidèle et ne nous trompe pas.


Tu ne commettras pas de vol. 
Voler c’est prendre ce qui n’est pas à soi. C’est un acte injuste que de priver quelqu’un de ce qui lui appartient sans son accord. C’est décider, à la place d’un autre que quelque chose n’est plus à lui mais à moi. Comme si l’autre n’existait pas. Ce manque de respect de la vie d’autrui fonde de nombreuses injustices ; on peut en effet voler des objets mais aussi des musiques, des images, du temps, gâché à faire des choses inutiles, des paroles que l’on a retenues : un merci, une consolation, l’attention que l’on accapare. 
Seigneur, pour me préparer à parler au prêtre qui m’écoutera en ton nom, pour progresser dans mes choix futurs, éclaire mes actes passés : quand ai-je choisi de prendre et non de recevoir ? Quand ai-je retenu au lieu de donner ?


Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain. 
C’est un mensonge avec des conséquences graves puisqu’il peut conduire à la condamnation d’un innocent. Mentir nous éloigne de Dieu qui est juste. Et pourtant Jésus qui a été victime de l’injustice des hommes et de faux témoignage obtient le pardon pour nous. Demandons-lui son secours :
Seigneur, pour me préparer à recevoir ton pardon, aide-moi à être dans la vérité lorsque je regarde mes paroles et mes actes.


Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne : rien de ce qui lui appartient.
Qu’est-ce que convoiter ? C’est envisager de s’approprier ce qui est à un autre. C’est laisser l’envie nous envahir, occuper notre esprit et nos projets. Elle peut nous rendre prisonnier à force de désirer toujours ce qui est à un autre.
Seigneur, ouvre mes yeux pour que je sache voir tout ce que tu me donnes de bon.


Durant la semaine, je repense à tout cela, j’examine mes actes, j’observe ce que mon cœur ressent (de la joie ou un malaise ?), ce que mon intelligence me révèle (est-ce vrai ou faux ?) et ma conscience me dicte (est-ce bon ou mauvais ?). Je confie tout cela à Jésus sur qui je m’appuie avec confiance dans la prière.

 

Télécharger la méditation :

Source : diocèse de Paris : http://www.cateparis.com/