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Publié par Doyenné Pau-Périphérie

Mercredi 16 avril
20h30
en l'église Notre Dame du Bout du Pont


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Texte et Récitant : Mgr Dupleix

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Nouveau président de l'Académie du Béarn
Recteur honoraire de l'I.C. de Toulouse
Professeur à l'Institut Catholique de Paris

 Le billet de Mgr Dupleix

 

Quatuor : Arnagua

header2 Site du quatuor Arnagua

 

 

 

 

Musique : Joseph Haydn

Présentation de l’œuvre et du compositeur

    La musique religieuse de  Franz Joseph HAYDN, profitant de la relecture des musiciens baroques dans la deuxième moitié du XXe siècle, a retrouvé aujourd’hui une dimension dont on s’étonne qu’elle ait pu être perdue. Certes, la production de ce compositeur reflète son caractère aimable et plutôt paisible, et une foi simple et franche. Cependant, il en émane une singulière vigueur que l’on ne peut pas attribuer  toute à son légendaire sens des formes et de l’harmonie.

    Dans cette œuvre (« Sept sonates avec une introduction et, à la fin, un terremoto »,) force est même de reconnaître que cette science musicale est mise au service d’une extraordinaire variété d’émotions humaines et spirituelles . Les thèmes musicaux, tour à tour aériens ou pesants, dépouillés ou délicatement ornés, s’insèrent dans une construction harmonique et formelle qui fait s’opposer la douleur à la consolation, la haine  à l’amour, et le désespoir  à la promesse du paradis.
Le tout s’articule en miroir autour de la 4e sonate (5e pièce), climax religieux qu’est le moment du doute (« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »).

    Entré en maçonnerie en 1784, la même année que Mozart, Haydn était convaincu que, selon ses propres mots « La musique peut aussi servir à faire le bien ». L’époque classique avec ses découvertes scientifiques, ses réflexions philosophiques et philanthropiques offrait à la pensée une infinie possibilité pour le futur et Haydn, au cœur de ces préoccupations, a vécu une spiritualité tournée vers l’Homme et la Nature, sans jamais perdre sa foi catholique très profonde.

    La dualité de la nature du Christ est au centre de ce quatuor : les sept paroles ponctuent le chemin douloureux de son abandon de sa nature humaine .
1ère parole - Torturé, il pardonne.
2e    parole - Bafoué, il sauve encore un pécheur repenti.
3e    parole - Privé de son rôle protecteur de fils, il le transmet à son disciple, quittant sa mère il en offre l’amour à ce même disciple.
4e   parole - Dernière manifestation de son âme humaine, il se prend à douter.
5e   parole - Dernière manifestation de souffrance d’un corps rappelant la première nécessité du nourrisson, il a soif .
6e   parole - Ayant fait le chemin de la prophétie, il se résout car il accomplit son destin.
7e    parole - Enfin en paix, il s’offre à Dieu et comme Dieu.

     Écrite en 1785, cette œuvre répond à une commande de l’Évêché de Cadix pour la cérémonie du Carême tel que le célébraient alors les églises d’Espagne.

    La première version, symphonique, fut tardivement suivie de trois autres : une avec chœur, une pour quatuor à cordes, et une pour pianoforte. La version pour quatuor gagne en pureté et en acuité là où celle pour orchestre brillait par sa couleur et celle pour chœur exprimait la grandeur. Son langage est celui de la maturité, qui faisait dire à Mozart au sujet  de la dédicace qu’il fit à Haydn de six de ses quatuors : « c’est une dette que j’ai acquittée, car c’est lui seul qui m’a révélé l’art de les écrire »

 

 Source