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Publié par Doyenné Pau-Périphérie

Un site de la CEF pour suivre l’avancement des mesures contre la pédocriminalité

Vendredi 25 mars, l’épiscopat français a lancé un site internet permettant de suivre la mise en œuvre des mesures prises en faveur des victimes de pédocriminalité. Ce site permet de suivre les progrès dans la mise en place des résolutions prises en mars et novembre 2021 par les évêques de France face aux abus et agressions sexuelles commis au sein de l’Église catholique en France.

Fait - A faire - En cours

 

L’année 2021 a marqué une étape dans l’engagement de l’Église catholique de France à lutter contre les abus et agressions sexuelles commis en son sein. Des mesures ont été prises lors des assemblées plénières de mars et novembre 2021, et des recommandations formulées dans le rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (CIASE) paru en octobre dernier.

Les prochains pas à faire sont donc ceux de leur mise en œuvre. Le site abus-quefaitleglise.catholique.fr/, inauguré vendredi 25 mars, permet de s’en informer, dans une présentation didactique. Les mesures sont classées en trois catégories – mesures globales, mesures particulières, résolutions de mars 2021 -, et à chacune est associé un état d’avancement – fait, à faire, en cours – ainsi que des explications sur sa teneur.

Ce site sera «mis à jour, régulièrement, dans un souci de transparence, afin que tous puissent être informés au mieux», assure la Conférence des Évêques de France.

Constitution en cours de groupes de travail

Pour l’heure, quinze mesures portent la mention «en cours» et neuf «faites». Parmi ces dernières, l’épineuse question du financement. L’indemnisation des personnes victimes aura lieu via le fonds SELAM qui a été abondé sans qu’un emprunt ne soit nécessaire, mais grâce au dessaisissement de biens immobiliers et mobiliers de la CEF et des diocèses. L’épiscopat français a également mis en place une Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation (INIRR), présidée par la juriste Marie Derain de Vaucresson ; un conseil pour la prévention et la lutte contre la pédophilie ; une équipe nationale d’écoutants ; ou encore un fonds de dotation. Une première journée nationale de prière pour les victimes s'est par ailleurs tenue le 20 mars dernier.

Concernant les mesures en cours d’élaboration, on peut mentionner la mise en place de neuf groupes de travail thématiques, qui devront rendre compte de l’avancement de leurs travaux en vue de l’Assemblée plénière. Hervé Balladur, vice-président d’un grand cabinet de conseil international, aura pour charge de coordonner le suivi des recommandations de la CIASE et le travail de ces groupes. Et cela en vue d’un temps de réception global, qui aura lieu au printemps 2023 «en collaboration avec les religieux/ses (CORREF) et l’ensemble des forces vives de l’Église en France», lit-on sur le site.

En attente également, la réponse du Saint-Siège à la demande adressée par les évêques de France au Pape, pour que ce dernier «de qui ils tiennent leur mission», envoie «une équipe de visiteurs afin d’évaluer cette mission en ce qui concerne la protection des mineurs et de donner, si nécessaire, les suites qui s’imposent à l’issue de leur visite», est-il expliqué.

 

Abus sexuels : première journée de prière pour les victimes dans l'Eglise de France

 

 

Face aux abus, les évêques de France s’engagent à de profondes transformations

 

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